Presentation for the ITUC 4th World Congress

 

Chers camarades,
Chers amis, chères amies,

je suis heureuse d’être ici et de pouvoir me présenter à vous.

En l’absence de règles claires pour la compétition démocratique, beaucoup d’affiliés n’ont pas obtenu les informations et la possibilité de connaitre mon programme.

Cela est peut-être normal, dans une organisation très jeune comme la CSI, mais nous devons nous engager pour améliorer son fonctionnement interne. Cela n’est pas normal que tout le monde n’ait pas accès aux mêmes informations par rapport à la vie démocratique de notre organisation.

Je reviens à moi. J’ai commencé mon activité dans le syndicat de la métallurgie, puis dans le syndicat de l’agriculture et de l’alimentation, une expérience formidable avec les multinationales et les questions de l’alimentation.

Pendant les huit dernières années, j’ai été secrétaire générale de la Confédération Générale Italienne du travail, la CGIL. J’ai dirigé une organisation de plus de 5 millions d’affiliés, plurielle, complexe qui a toujours essayé de rejoindre l’unité avec les organisations italiennes CISL et UIL. Ma direction a toujours été emprunté de collégialité et de collaboration. Je n’ai jamais cru que le secrétaire général puisse être un homme ou une femme seule au pouvoir.

Il s’agit de la démocratie, de la transparence mais aussi du fait que nous devons toujours nous rappeler que nous représentons les travailleurs et les travailleuses. Comment pouvoir faire cela dans une organisation de deuxième niveau, une organisation composée d’organisations, comme la CSI ? Ce sont les organisations nationales, les affiliés, qui peuvent toujours décider leur engagement dans l’organisation.

Les liens avec les fédérations globales et les organisations régionales sont le cœur de cette nouvelle approche.

Je crois qu’il est clair que la démocratie, la transparence, le respect et la participation sont les éléments principaux de mon engagement pour la CSI.
En ce qui concerne la participation, il est indispensable que la CSI contribue à renforcer les affiliés, les régionales qui doivent effectivement faire partie de la direction.

J’ai entendu de Sharan qu’elle est d’accord sur cela. Alors pourquoi cela n’a pas été fait pendant les 8 ans de sa direction?

Et le même discours est valable pour les jeunes dirigeants pour la future direction: pourquoi cela n’a pas été fait? Et la pluralité des dirigeants de pays en développement?

Je suis fière en ce sens d’avoir dit à Sharan qu’il n’y a pas de possibilité de partager entre nous les postes de secrétaire générale et présidente. Il n’est pas possible de changer les règles en cours de route, mais surtout parce que – c’est le tour de l’Afrique et parce que le Président est le représentant des affiliés, de tous les affiliés et pas d’une équipe ou de l’autre ou de la secrétaire générale.

La CSI est une organisation jeune qui a douze ans et que nous avons la responsabilité d’améliorer.

Il faudra le faire dans une période, plus compliquée et difficile pour les travailleurs et les travailleuses: le néolibéralisme, la globalisation sans règles, la financiarisation de l’économie, le marché avant tout avec des attaques aux conditions de travail et à la protection sociale. Des attaques aussi aux conditions du monde: le changement climatique est un problème d’aujourd’hui et pas du futur. Le mouvement syndical doit soutenir une transition juste dans la CSI et dans tous les pays.

Les conséquences de ce changement sont évidentes pour le monde du travail, mais en particulier pour les femmes: augmentation du travail précaire, le travail informel et la mise en question du fait qu’un travailleur est un travailleur – peu importe sa nationalité, sa religion, son statut ou sa couleur de peau.

La globalisation a favorisé la libre circulation des marchandises et du travail, mais pas la libre circulations des travailleurs. La croissance des partis de droite, du populisme, des nationalismes sont à la base de la décision de fermer les frontières mais aussi du fait que la migration soit vécue comme un problème pour les travailleurs.

L’idée de pouvoir revenir aux Etats nationaux n’est pas seulement un problème pour l’Europe, mais aussi pour le multilatéralisme et pour les organisations mondiales, le retour à un monde divisé entre les plus riches et les plus pauvres.

La migration n’est pas seulement liée au thème des refugiés qui arrivent en Europe, mais aussi et surtout à la circulation des personnes dans les continents et les syndicats doivent défendre l’accueil et l’hospitalité. L’intégration et l’inclusion doivent être notre choix. Nous devons défendre le droit de migrer, mais aussi de ne pas être forcées à migrer.

Let me thank again the Danish trade unions for hosting the congress and for such a wonderful hospitality. I want to thank in particular the ITUC staff who are working to make this congress successful.

To do all this, we need to empower trade unions, more cooperation among trade unions and all tools to organise workers. We know that the world of work is under attack: our comrades around the world are intimidated, imprisoned or even killed. In this respect, it is very worrying that employers and governments have decided in the ILO to close the case of Guatemala.

This is a clear sign of the aggressive attitude of employers. I had already mentioned the role of the workers’ group in ILO and the need to involve affiliates in the discussion about the crisis of tripartism and the reform of multilateral organizations. They are fundamental instruments to empower national trade unions.

Our aim is for sure protecting the freedom of association and the right of collective bargaining. We live in a world where 8 white men hold the wealth of 3,7 billion people. We are not talking about countries, but enterprises.
It’s multinationals that decide about the future of digitalization, they own the technology.

So, we can’t be against progress, we have to be aware that technology is not neutral, so we need to be prepared to negotiate this technology (the algorithm) that affects workers’ condition, working time, contractual arrangements etc. As for digitalization, we cannot speak of transition, change is happening now. Life and the world of work are changing now, so if we want to defend and qualify work, we need to prepare and improve our capacities to do collective agreements.

At the same time, we cannot accept the privatization of public services by multinationals. Public services are the main tool for social protection, for security and to fight against poverty. For the historical role played by the trade unions, the subject matter now is how to preserve the force of collective bargaining.

A strong collective bargaining system, freedom to organize and the right to industrial action and strike are a pre-condition for trade unions’ growth. We don’t have to be afraid of change, we have to be able to negotiate how this change will happen.

We also need to be aware that new technologies can polarize and farther divide the world of work. We must fight this.

We value the work that global union federations have done in Bangladesh and in other countries, together with national affiliates. The work that has been done together with the ILO in Qatar is significant, now it is necessary to build there a free trade union organization. Everywhere we need to defend freedom of association and apply the ILO Conventions and recommendations.

Modern and old forms of slavery are a serious problem everywhere, including in Europe and in Italy, my country, where we are fighting hard against gangmasters and forced labour.

We are organizing workers, negotiating the national collective agreements and we are proud of having achieved a law against gangmasters that allows us to defend workers. Collective bargaining is a fundamental instrument to empower workers and increase salaries.

We need to increase minimum wages around the world with the participation of trade unions. But all campaigns must be agreed and implemented together with national unions. Defeating in-work poverty, precarious work and promoting transition into formal work must be a priority!

Wages and minimum wages are also a question of gender, we need equal pay for women all around the world. Gender equality is a possible goal, also by improving access to social infrastructure, public services and adequate policies to achieve this. This is why next year we need to adopt an ILO Convention on violence and harassment in the world of work.

I would like to say much more, but as the time is limited, I would like to close with a message to you, affiliates, the heart and richness of this organization: struggle for better working conditions is the best possible engagement for the present and for the future.

It is about changing the world for the better, and about shaping the future, it’s the possibility to strengthen solidarity and getting workers out of fear.

And ITUC itself should be like this, a place where everybody feels free to speak, have a discussion even when we have different ideas. The fact that colleagues were not feeling free to speak and make declarations is something that should never happen again!

A few words about our congress: all organizations have rules, and respect of rules means respect for each other, the only way to preserve unity. And our Constitution is based on the concept of consensus. This is why a vote cannot be repeated, but it is possible to find a consensual solution. On this, I have ideas and I am ready to discuss with AFL-CIO.

ITUC has to grow, but to achieve this and have more affiliates we need free, autonomous and independent trade unions and an organization where women and men are free to say what they think, without any kind of pressure. Workers too often feel alone and isolated, we need to tell them not to be afraid and to be brave!

This is why I am asking for your support, to change and be united in solidarity, in our diversity, to promote freedom and democracy in every corner of the world.

Bueno!

Quiero acabar mi intervenciòn confirmando mi compromiso para una CSI unida, una casa abierta para todas las afiliadas, una organizaciòn de sindicatos libres, democraticos, independientes, una organizaciòn al servicio de los derechos de las trabajadoras y de los trabajadores.

Luchamos unidos!
Reivendicamos la centralidad del trabajo para construir una sociedad mas justa

Viva la Csi!

Es hora de cambiar, juntos

 

Queridas compañeras y compañeros, queridos hermanos, y colegas:

Ha llegado el momento de reunirnos en Copenhague en el Congreso de la CSI.

En muy pocos meses, después del anuncio de mi candidatura a la Secretaría General de la CSI, hemos logrado crear, entre todos y todas, una gran coalición de sindicatos de todos los rincones del mundo.

Una coalición que exige un papel eficaz en la toma de decisiones, en primer lugar de las mujeres, por la transparencia y la democracia, y para lograr la inclusión real de las diferencias que constituyen el corazón y el activo de la CSI.

Tenemos la ambición de realizar un cambio profundo en la CSI. En las reuniones y contactos que hemos tenido en los últimos meses, la mayoría de ustedes ha reiterado esta necesidad y me han dado más razones para promover un cambio en el papel, el liderazgo, la administración y el perfil de la CSI.

Actuaremos colectivamente, a nivel global y nacional, contra los ataques de las políticas neoliberales a los derechos de loas y los trabajadores. Promoveremos y defenderemos los principios y derechos fundamentales de la OIT en el trabajo, comenzando con el derecho a la libertad sindical y a la negociación colectiva.

Necesitamos un movimiento sindical internacional fuerte, coordinado con los Sindicatos Mundiales, para detener sin dudar la codicia de las transnacionales, exigiendo el respeto incondicional al valor de las personas y a su dignidad.

Al aceptar vuestra propuesta de ser candidata ser candidata y presentar mi programa, firmo un compromiso con todas y todos ustedes, con todos vosotros. Mantendré mi palabra y participaré plenamente en la búsqueda de la unidad de la CSI.

¡Basta ya de acuerdos basados en enmiendas de última hora a los estatutos que no pueden ser discutidos con propiedad ni presentados en nuestros respectivos órganos de toma de decisiones!

Estos acuerdos en el último minuto no son aceptables según los principios básicos de cualquier democracia: no es posible cambiar las reglas del juego a mitad del partido y sin que se haya dado ningún mandato para ello. Esta forma de proceder es una señal devastadora, por lo que tenemos que asegurar que la votación se realiza de acuerdo con un procedimiento transparente y democrático.

Dicen algunos que votar podría dividir y quebrar a la CSI. Muy al contrario, lo que hará será fortalecer nuestra unidad gracias al respeto mutuo y la vigilancia de reglas democráticas.

No habrá perdedores ni ganadores, sino una organización más fuerte y madura, unida y comprometida a apoyar al nuevo grupo de personas que hayan sido elegidas para liderar. Debemos llegar al Congreso con la seguridad de que hemos actuado por el bien de la organización y por su fortalecimiento.

Entre todas y todos acordaremos cómo componer el Consejo General de manera que sea plural y verdaderamente representativo. Estamos también trabajando para formar un equipo sólido, cohesionado y unido, con Secretarías Generales Adjuntas (dos o tres, según los acuerdos finales) que garanticen la representatividad, y que tengan en cuenta los criterios regionales y de género.

Las propuestas se anunciarán justo antes de la apertura del Congreso, después de haber consultado con las afiliadas nacionales y las organizaciones regionales. Respecto al nuevo Presidente, respaldaré la candidatura propuesta por África de acuerdo con los criterios de rotación.

Confío en que representará a toda la CSI y orientará a sus afiliados. Por lo que respecta a las vicepresidencias, no deben tomar partido por ningún cargo electo, sino que deben representar y orientar a toda la CSI y a todas sus afiliadas.

Me gustaría agradecerles a todos y a todas por sus consejos, por su gran apoyo y por la confianza que me han dado en estos meses de campaña.

Nos reuniremos y continuaremos trabajando en conjunto a partir de Copenhague.

Todas y todos, trabajando a uno, podemos cambiar el rumbo del movimiento sindical internacional, dando voz, defendiendo la libertad y protegiendo los derechos de las y los trabajadores, empezando por la de las personas más vulnerables.

Il est temps de changer, ensemble

 

Chers frères et sœurs,
Chers camarades et collègues,

Il est temps de vous rencontrer toutes et tous à Copenhague lors du congrès de la CSI.
Quelques mois après ma nomination au poste de secrétaire générale de la CSI, nous avons réussi à constituer une grande coalition de syndicats des quatre coins du monde.

Une coalition qui revendique un rôle décisionnel efficace – avant tout pour les femmes – la transparence, la démocratie et une plus grande inclusivité des différences qui constituent le cœur et la richesse de la CSI.

Nous avons l’ambition de changer fortement la CSI. Lors des réunions et des contacts que nous avons eu ces derniers mois, la plupart d’entre vous ont réitéré ces demandes et m’ont donné d’autres raisons de promouvoir un changement dans la direction, la gestion et le profil de la CSI.

Nous agirons collectivement, au niveau mondial et national, contre les attaques aux droits des travailleurs portées par les politiques néolibérales. Nous allons promouvoir et défendre les principes et droits fondamentaux au travail de l’OIT, à commencer par la liberté syndicale et la négociation collective.

Nous avons besoin d’un mouvement syndical international fort, bien coordonné avec les Fédérations mondiales, pour mettre fin sans hésitation à la cupidité des entreprises multinationales, revendiquant le respect inconditionnel de la valeur des personnes et de leur dignité.

En acceptant d’être candidate et en présentant mon programme, j’ai pris un engagement envers vous. Je tiendrai ma parole et m’engagerai pleinement dans la recherche de l’unité de la CSI. Plus aucun accord basé sur des amendements de dernière minute aux statuts n’est possible, car ils ne pourraient être ni discutés ni partagés au sein de nos organes décisionnels.

De tels accords de dernière minute ne peuvent être acceptables selon le principe de base de la démocratie: il n’est pas possible de changer les règles du jeu à mi-parcours et sans mandat. Ce serait un signal dévastateur. Par conséquent, nous devons nous assurer que le vote se déroulera selon une procédure transparente et démocratique.

Certains ont dit qu’aller au vote pourrait diviser et casser la CSI. Au contraire, cela renforcera notre unité de respect mutuel et de mise en œuvre de règles démocratiques. Il n’y aura pas de perdants ni de gagnants, mais une organisation plus forte et plus mature, unie et déterminée à soutenir le nouveau groupe de dirigeants élus.

Ce sont des souhaits communs que nous devons toutes et tous exprimer au Congrès, certains que nous avons agi pour le bien de l’organisation et pour son renforcement.

Nous conviendrons ensemble de la composition d’un Conseil général pluriel et pleinement représentatif. Nous travaillons également sur une équipe forte et unie, incluant des secrétaires généraux adjoints, Víctor Báez (actuellement secrétaire général de la CSA-TUCA) et Rafael Lamas (de la FGTB Belge), afin d’assurer la représentativité, et garantir la mise en œuvre de notre programme et de nos valeurs.

En ce qui concerne le nouveau Président, j’approuve la candidature proposée par l’Afrique conformément aux critères de rotation. Je suis convaincue qu’il représentera l’ensemble de la CSI et guidera les affiliés.

Les vice-présidents ne doivent prendre parti avec aucun candidat ou secrétaire général élu, mais plutôt représenter et guider l’ensemble de la CSI et de ses organisations affiliées.

Je tiens à vous remercier toutes et tous pour vos conseils, pour votre soutien et votre grande confiance pendant ces mois de campagne. Nous nous rencontrerons et continuerons à travailler ensemble, à partir de Copenhague.

Ensemble, nous pouvons changer le cours du mouvement syndical international en donnant la parole, en défendant la liberté et en protégeant les droits des travailleurs, à commencer par les plus vulnérables.

It is time to change, together

ES / FR

 

Dear sisters and brothers,
Dear comrades and colleagues,

Time has come to meet you all in Copenhagen at the ITUC Congress.

In a few months, after my nomination for ITUC General Secretary, we managed to build a large coalition of trade unions from every corner of the world.

A coalition calling for an effective decision-making role – of women, first of all, and men – for transparency and democracy, more inclusiveness of the differences that make up the heart and asset of the ITUC.

We have the ambition of a deep change in the ITUC. In the meetings and contacts we have had in recent months, most of you have reiterated these demands and given me further reasons to promote a change in the leadership, management and profile of the ITUC.

We will collectively act, at global and national level, against the attacks of neo-liberal policies to the workers’ rights. We will promote and defend ILO as the unique institution based on the Tripartite system, and ILO fundamental principles and rights at work, starting from freedom of association and collective bargaining.

We need a strong international trade union movement, well coordinated with the Global Union Federations to stop transnational corporate greed without hesitation, claiming for unconditional respect for the value of persons and their dignity.

By accepting to be a candidate and presenting my programme, I have made a commitment to you. I shall keep my word and fully engage in pursuing the unity of the ITUC.

No more agreements based on last minute amendments to the bylaws are possible, as they could neither be discussed or shared in our decision-making bodies.

Such last minute agreements cannot be acceptable according to the basic principle of any democracy: it’s not possible to change the rules of the game halfway and without any mandate on this fundamental subject. It would be a devastating signal.

Some said that a ballot could divide and break the ITUC. This may be a threat, if the vote happens in the absence of transparent and democratic rules. There will be no losers or winners, but a stronger and more mature organization, united and committed to supporting the new elected leadership group.

These are common wishes we have to bring to the Congress, certain that we have acted for the good of the organization and for its strengthening.

We will work together with you to elect a plural and fully representative General Council.

We have also worked out a strong, cohesive and united team, with Victor Baez (incumbent S.G. of CSA-TUCA) and Rafael Lamas (FGTB Belgium) as Deputy General Secretaries who will ensure representativeness and commitment to our programmes and values.

Regarding the new President, I shall endorse the candidacy proposed by Africa in accordance with the rotation criteria. I am confident he will represent the whole ITUC and give guidance to its affiliates.

Deputy Presidents should not take sides with any candidate or elected General secretary, instead they should represent and give guidance to the whole ITUC and its affiliates.

I would like to thank you all for your advice, for your great support and trust in these months of campaign.

We will meet and continue to work together, starting from Copenhagen.
Together, we can change the course of the international trade union movement, giving voice, defending freedom and protecting the rights of workers, starting from the most vulnerable.

إن منظمة CSI التي نريد

اتحاد النقابات الدولي الذي نريد يجب ان تكون لديه قواعد داخلية متفق عليها تعكس مبادئ وقيم الديمقراطية والتضامن. قواعد تسمح بإدارة كل مرحلة من حياة منظمة كبيرة مثل الإتحاد. قواعد يجب علينا جميعا احترامها دائمًا، بغض النظر عن الدور والموقف والاهتمام الشخصي. وجود القواعد واحترامها كي تكون بمثابة مثال لجميع النقابات المنتسبة وكي تستطيع منظمة دولية يميزها ويغنيها التنوع الثقافي أن تتعرف عل نفسها في كل ركن من أركان الكوكب من طريقة عملها المتوافقة مع مبادئها وقيمها الأساسية: الإنصاف، المشاركة والتضامن والشفافية والديمقراطية.

المطالب التي تم جمعها والتوافق عليها من قبل العديد من النقابات المشاركة التي طلبت في العديد من المناسبات من الأمانة العامة، المزيد من الاستماع، المزيد من التوافق ووضع نفسها في خدمة النقابات التابعة لها بدلاً من نقل القرارات المتخذة دون البحث عن التوافق والقيادة الجماعية الكافية والصبورة والضرورية.

لأن التنظيم وقدرته على التأثير والإحساس بالانتماء ينمو إذا استطاع أولئك الذين يقودونه تعزيز وتسهيل الفرص للمقارنة والتحليل والمحتوى للقضايا النقابية السياسية البحتة وللقضايا الإدارية ايضا، من تحديد البلدان المعرضة للخطر، الى استراتيجيات الاتصال والاعلام، ومن التحالفات الافضل إلى العلاقات مع الوكالات والمنظمات الدولية. ان المؤتمر يمثل بالنسبة لكل منظمة لحظة التوليف بين القواعد والديمقراطية الحقيقية والمعاملة والاسلوب ومحتوى القرارات المتخذة. ان مسار المؤتمر الذي نواجه بشغف كبير، من مناقشة النظام الأساسي، إلى الوثيقة السياسية، من قواعد المؤتمر إلى الترشيحات، أبرز وللأسف فجوات في اللوائح الداخلية وفي الاسلوب التنظيمي تترك مجالاً للسلوك التقديري المسيء للمنظمة برمتها. فجوات لا تسمح بالمشاركة الكاملة وتؤدي الى الارتباك وعدم اليقين. وبدلا من أن يكون النقاش والجدلية حول المحتوى يصبح حول التحالفات المتعارضة والهجمات الشخصية. كما تؤدي إلى تقليل المشاركة وبناء التوافق في الآراء مع ضمان احترام المواقف والآراء المختلفة وهو أمر متعب ولكنه ضروري وأساسي لا يمكن لمنظمة دولية مؤسسة على الديموقراطية مثل اتحاد النقابات الدولي أن تستغني عنه.

أن النقاش حول قواعد النظام الداخلي حاز على اهتمام العديد من النقابات المنتسبة على المستويين الإقليمي والوطني مما ادى الى تسليط الضوء على الحاجة المشتركة لمراجعة قواعد نظامنا الداخلي من أجل تحسين بنيته ومن أجل تحسين أسلوبنا في العمل. وذلك عن طريق الاستجابة لمسألة المشاركة والمناقشة وتشجيعها تماما مثلما اعتدنا ان نفعل عندما نطلب رأي العمال والعاملات وعندما نطلب منهم ان يسمحوا لنا بتمثيلهم قائمين هكذا ببناء علاقة تمثيل قوية وموثوقة. وبدلاً من ذلك تم اختيار تضييق وتجميد هذا المسار والاعتماد على قرارات القيادات العليا، مع نهج دفاعي، وبيروقراطي أكثر منه سياسي.

الا ان الجانب الذي يقلقنا اكثر وهو الذي نعيشه الان بشكل مباشر هو كيفية إدارة الحملة الانتخابية للمرشحين دون قواعد داخلية، كل شيء متروك لأهواء من يحتل الأمانة العامة، على الرغم من الطلبات الرسمية والمقترحات الملموسة التي تم تقديمها من اجل القيام بأعمال المؤتمر في ظروف عادلة. هذا الفراغ يؤدي إلى أساليب سلوك غير صحيحه وغير مفهومة في منظمة مثل اتحاد النقابات الدولي التي أردنا جميعا ان يكون منفتح ومستعد للحوار والاستماع. إنه أمر سيء ومؤذي أن نعرف أن المعلومات الحساسة والضرورية من أجل إدارة المرحلة بما فيها الترشيحات والانتخابات في المؤتمر، هي بحوزة طرف واحد دون الآخر. إنه أمر سيء ومؤذي أن نعرف عن اجتماعات حيث الموظفين المنتخبين أو الإداريين باتحاد النقابات الدولي يستخدمون مناصبهم ووظائفهم للتدخل بشكل قوي لتشجيع وتوجيه اختيار التصويت، بدلاً من تقديم معلومات صحيحة كما ينبغي. إنه أمر سيء ومؤذي للحياة الديمقراطية للمنظمة أن لم تأخذ بعين الاعتبار ضرورة اطلاع كلا الطرفين المتنافسين على الأوضاع الحرجة والصعبة على المستوى الاقتصادي أو على مستوى الحصول على تأشيرات الدخول لأولئك الأعضاء الذين يحتاجون إلى مساعدة وتضامن ملموس وذلك لضمان عدم وجود أي تمييز أو محاباة من أي نوع.

لا يمكن عدم الاستجابة للمطالبة بقواعد واضحة وشفافة وقد أصبحنا على مدة شهر من الانتخابات فيما يتعلق بضمان سرية التصويت التي تعتبر قاعدة أساسية لكل منظمة ديمقراطية ونشر الطمأنينة والهدوء، بدلا من الشكوك وعدم اليقين.
ولهذا السبب نعتقد أنه يجب تحسين إجراءات التصويت الصادرة في برلين إذا أردنا ضمان سرية نظام التصويت. ما زال لدينا الوقت للقيام بذلك ونحن مستعدون لتقديم مساهمتنا حتى نتمكن من الوصول إلى المؤتمر باقتراح يضمن للجميع حرية التصويت كما يجب ان يكون في كل منظمة ديمقراطية.

أن القواعد الداخلية والديمقراطية الداخلية ليست خياراً ولا يجب ان تكون منحازة لأحد: فهي حق وواجب للمنظمة بأكملها. وعندما تكون هناك فجوات أو فراغات تنظيمية فإن من مسؤولية الجميع ومن أجل مصلحة الجميع الإبلاغ عنها وتقديم مقترحات للحلول. كما أن مسؤولية المنتخبين هي تقديم إجابات وتوفير أقصى الضمان الديمقراطي من أجل خير المنظمة.

La CSI che vogliamo

 

La CSI che vogliamo ha regole condivise, che rispecchiano principi e valori democratici e di solidarietà. Regole che permettano di gestire ogni fase della vita di una grande organizzazione quale è la CSI.

Regole che tutti quanti dobbiamo sempre rispettare, a prescindere dal ruolo, dalla posizione e dall’interesse personale.

Regole e loro rispetto che servano da esempio per tutti i sindacati affiliati, per una organizzazione internazionale che, caratterizzata ed arricchita da diversità culturali, sappia riconoscersi in ogni angolo del pianeta per il modo di attuare coerentemente con i propri principi e valori fondanti: equità, partecipazione, solidarietà, trasparenza, democrazia.

Esigenze raccolte e condivise da molti affiliate che in questi anni, in diverse occasioni, hanno richiesto al Segretariato, maggiore ascolto, maggiore condivisione e di porsi al servizio delle affiliate piuttosto che trasmettere decisioni prese senza la sufficiente, tanto paziente quanto indispensabile, pratica della collegialità e della ricerca del consenso.

Perché l’organizzazione, la sua capacità di incidere ed il senso di appartenenza crescono se chi la dirige riesce a promuovere ed a favorire le occasioni di confronto, di analisi e di contenuto dai temi più prettamente politico-sindacali a quelli gestionali, dalla identificazione dei paesi a rischio, alle strategie di comunicazione, dalle alleanze da privilegiare, ai rapporti con le agenzie ed organizzazioni internazionali.

Il momento congressuale rappresenta per ogni organizzazione il momento di sintesi tra regole e democrazia reale, tramite il comportamento, il metodo ed il merito delle decisioni assunte.

Il percorso congressuale che stiamo affrontando con grande passione: dalla discussione dello statuto, al documento politico, dalle regole congressuali alle candidature, purtroppo ha messo in evidenza lacune nei regolamenti e nell’organizzazione che lasciano spazio a comportamenti discrezionali che fanno male a tutta l’organizzazione.

Non permettono la piena partecipazione. Producono confusione ed incertezza. Trasformano il dibattito e la dialettica dai contenuti agli schieramenti contrapposti ed agli attacchi personali. Riducono gli spazi di partecipazione e di costruzione del consenso nel rispetto delle diversità di posizioni e di opinioni, esercizio, questo, faticoso ma fondamentale ed indispensabile per un’organizzazione internazionale e su base democratica quale è la CSI.

La discussione sulle regole ha promosso una attenzione tra tante affiliate, sia a livello regionale che nazionale, tale da aver dovuto accendere una luce sulla comune necessità di rivedere il nostro sistema di regole, per migliorarne l’impianto ed il nostro modo di funzionare.

Favorendo e rispondendo positivamente alla domanda di partecipazione e di discussione come siamo abituati a fare quando chiediamo il parere ed il mandato a lavoratori e lavoratrici, costruendo così un vincolo di rappresentanza forte e autorevole.

Invece, si è optato per un restringimento ed un congelamento di questo percorso affidandosi alla sintesi del vertice, con un approccio difensivo, più burocratico che politico.

Ma l’aspetto che più ci preoccupa, e che stiamo vivendo in diretta, è dato dalla gestione della campagna per le candidature, senza regole interne, tutto lasciato alla mero arbitrio di chi occupa il Segretariato, nonostante siano state comunicate richieste formali e proposte concrete per poter realizzare svolgere la campagna congressuale in condizioni di equità.

Un vuoto che sta generando comportamenti scorretti ed incomprensibili per una organizzazione come è la CSI, per come l’abbiamo voluta costituire; aperta, pronta al dialogo e ed all’ascolto.

Non è corretto e fa male, sapere che l’accesso alle informazioni sensibili e necessarie per poter gestire la fase, che prevede le candidature al Congresso, siano ad uso di una sola parte e non all’altra.

Non è corretto e fa male, assistere ad incontri dove personale, eletto o tecnico, della CSI fa uso del proprio ruolo e funzione intervenendo pesantemente per promuovere e condizionare la scelta di voto, anziché offrire una corretta informazione come dovrebbe essere.

E’ scorretto e fa male alla vita democratica di una organizzazione sapere che non sia stato ritenuto necessario condividere tra le parti scese in campo, le situazioni di criticità e di difficoltà economiche o di rilascio dei Visti d’ingresso per quelle affiliate che hanno bisogno di assistenza e di solidarietà concreta, a garanzia che non vi siano discriminazioni o favoritismi di alcun tipo.

E come non recepire la domanda di regole chiare e trasparenti, a un mese dal voto, per garantire la segretezza del voto, regola fondamentale per una organizzazione democratica, diffondendo serenità e tranquillità, anziché dubbi ed incertezze?

Per questo, riteniamo che la procedura di voto di Berlino debba essere migliorata se vogliamo assicurare la segretezza del sistema di voto. Siamo ancora in tempo per farlo, noi siamo pronti a dare il nostro contributo affinché si arrivi al Congresso con una proposta che assicuri a tutti la libertà di voto come corrisponde in ogni organizzazione democratica.

Regole e democrazia interna non sono un optional e non sono di parte: sono un diritto/dovere di tutta l’organizzazione. Quando si evidenziano lacune o vuoti normativi è responsabilità di tutti e per l’interesse di tutti, denunciarlo e fare proposte di soluzione.

Come è responsabilità di chi è eletto di dare risposte e garantire il massimo di garanzia democratica per il bene dell’organizzazione.

La CSI que queremos

La CSI que queremos tiene reglas comunes que han de reflejar los principios y valores democráticos y la solidaridad.

Solo reglas claras y transparentes permiten administrar la vida de una organización grande como es la CSI. Reglas que todos debemos respetar siempre, al margen de nuestra función, posición o interés personal.

La observancia de estas reglas sirve de dirección para todos los sindicatos afiliados de una organización internacional caracterizada por su riqueza y diversidad cultural.

Una organización que se ha de reconocer en todos los rincones del planeta por la manera de llevar a cabo con coherencia sus principios y valores fundamentales: equidad, participación, solidaridad, transparencia, democracia.

Estas necesidades han sido recogidas y compartidas por muchas organizaciones afiliadas que en estos años, en distintas ocasiones, han pedido a la Secretaría que escuche y comparta más, que se ponga al servicio de sus afiliadas en lugar de transmitir decisiones tomadas sin la necesaria y esencial práctica de la búsqueda del consenso.

Así una organización puede consolidar su capacidad de incidencia y su sentido de pertenencia si quienes la administran promueven y facilitan espacios para el debate, el análisis y el contenido desde aquellas cuestiones que son de estricto carácter político-sindical hasta aquellas relacionadas con la identificación de países en riesgo, estrategias de comunicación, alianzas privilegiadas y relaciones con agencias y organizaciones internacionales.

Un congreso significa para cada organización el momento de síntesis entre las reglas y la democracia real a través de sus comportamientos, métodos y los logros de las decisiones tomadas. Nos encaminamos hacia este congreso con mucha pasión: la discusión de la Constitución, el documento político, las reglas del congreso y las candidaturas.

Este camino ha evidenciado de manera desafortunada las brechas que existen en el reglamento de tal manera que en la organización quedan espacios propicios para comportamientos discrecionales que son perjudiciales para toda la organización.

Las reglas existentes impide la plena participación. Produce confusión e incertidumbre. Desvirtúa el debate y la dialéctica del contenido en bandos enfrentados y ataques personales. En definitiva, reduce los espacios para la participación y la creación de consenso respecto a la diversidad de posiciones y opiniones que es, sin duda, un ejercicio agotador pero fundamental e indispensable para una organización internacional con una base democrática como es la CSI.

El debate sobre el reglamento ha generado el interés de muchas afiliadas tanto en el nivel regional como nacional poniendo así el foco sobre la necesidad común de revisar y mejorar nuestro sistema de reglas y la forma en que trabajamos.

Favorecer y responder de manera positiva a la cuestión de la participación y debate a la que acostumbramos cuando pedimos la opinión y el mandato de los trabajadores y trabajadoras. Esto hará que los afiliados sean los verdaderos dueños de la CSI y construirá un vínculo de representación fuerte y con autoridad.

Por el contrario, si optamos por entorpecer y congelar este camino, nos estaremos apoyando solo en las decisiones de la cúpula con un enfoque defensivo que es más burocrático que político.

Sin embargo el aspecto que más nos preocupa y que estamos viviendo en directo viene dado por la gestión de la campaña de las candidaturas: sin reglas internas y abandonada únicamente al arbitrio de quienes ocupan la Secretaría a pesar de haberse comunicado solicitudes formales y propuestas concretas para que la campaña del congreso se pueda llevar a cabo en condiciones de imparcialidad.

Este vacío está generando comportamientos incorrectos e incomprensibles para una organización como la CSI que hemos querido construir: abierta y preparada para escuchar y dialogar.

No es correcto y duele saber que el acceso a información sensible y necesaria para poder manejar esta etapa que atañe a las candidaturas para el congreso está solo disponible para una de las partes y no para la otra. No es correcto que esto no se da de forma automática, como en cualquier contexto democrático.

No es correcto y duele asistir a reuniones donde el personal, electo o técnico, de la CSI hace uso de su función para, en gran medida, promover y condicionar la elección del voto en lugar de ofrecer, como debería ser, la información correcta.

Es incorrecto y daña la vida democrática de una organización saber que no se ha considerado necesario compartir entre las partes implicadas – desde el inicio de la preparación del congreso – la información relativa a situaciones críticas, dificultades económicas o acuerdos de ingreso para aquellas afiliadas que necesitan asistencia y solidaridad concretas para garantizar que no haya discriminación ni favoritismo de ningún tipo.

Y cómo no insistir en la cuestión de reglas claras y transparentes para garantizar el voto secreto, regla fundamental para una organización democrática que infunde serenidad y tranquilidad en lugar de transmitir dudas e incertidumbres.

Por este motivo, creemos que el procedimiento de votación en Berlín debe mejorarse si queremos garantizar el secreto del sistema de votación. Aún estamos a tiempo de hacerlo, estamos listos para hacer nuestra contribución para poder llegar al congreso con una propuesta que nos garantice la libertad de voto como corresponde a cada organización democrática.

Las reglas y la democracia interna no son una opción y no pueden estar sesgadas: son un derecho y un deber de toda la organización. Cuando se evidencian lagunas o vacíos reglamentarios es responsabilidad de todos, por su propio interés, denunciarlo y proponer soluciones.

Como es responsabilidad de los cargos electos el dar respuestas y asegurar la máxima garantía democrática por el bien de la organización.

Algunas propuestas y comentarios sobre el Reglamento del Congreso de la CSI (Download PDF)

 

La CSI que nous voulons

Le CSI que nous voulons se base sur des règles communes, qui reflètent les principes et les valeurs démocratiques et la solidarité. Seulement des règles claires et transparentes permettent de gérer la vie d’une grande organisation telle que CSI.

Des règles que tout le monde devrait toujours respecter, quels que soient son rôle, sa position et ses intérêts personnels.

Le respect des règles serait un guide pour tous les syndicats affiliés, et un acquis important pour une organisation internationale caractérisée et enrichie par sa diversité culturelle.

Une organisation qui peut se reconnaître aux quatre coins de la planète pour mettre en œuvre équité, participation, solidarité, transparence, démocratie, selon ses principes et ses valeurs fondatrices.

Besoins rassemblés et partagés par de nombreux affiliés qui, au cours de ces années, ont demandé à plusieurs reprises au Secrétariat d’écouter, de partager et de se mettre au service des affiliés plutôt que de transmettre des décisions prises sans une pratique de la collégialité suffisante, aussi patiente que nécessaire. et la recherche du consentement.

Parce que l’organisation, sa capacité d’influence et son sentiment d’appartenance grandissent si ceux qui dirigent peuvent promouvoir et faciliter les possibilités de comparaison, d’analyse et de contenu allant des questions les plus purement politico-syndicales à celles de la direction, de l’identification de pays à risque, stratégies de communication, des alliances à privilégier aux relations avec les agences et organisations internationales.

Le moment du congrès de la CSI représente pour chaque organisation le moment de la synthèse entre règles et pratique de la démocratie, à travers le comportement, la méthode et le mérite des décisions prises.

Tous les syndicats affiliés s’approchent au parcours vers le congrès avec une grande passion; de la discussion du statut au document politique, des règles du congrès aux candidatures.

Malheureusement ce parcours a mis en évidence des lacunes dans les règles et dans l’organisation, qui ont laissé place à des comportements discrétionnaires néfastes pour l’ensemble de l’organisation. Les règles actuelles ne permettent pas une pleine participation.

Elles produisent de la confusion et de l’incertitude et transforment le débat et la dialectique du contenu en parties opposées et en attaques personnelles. Ces règles réduisent les espaces de participation et de recherche de consensus dans le respect de la diversité des positions et des opinions, exercice fatiguant mais fondamental et indispensable pour une organisation internationale et sur une base démocratique qu’est le CSI.

La discussion sur les règles a attiré l’attention de nombreux affiliés, tant au niveau régional que national, notamment pour avoir mis en lumière la nécessité commune de revoir notre système de règles, d’améliorer ce système et notre façon de travailler.

Favoriser et répondre de manière positive à la question de la participation et de la discussion, comme nous en avons l’habitude lorsque nous demandons l’opinion et le mandat aux travailleurs et aux travailleuses. Cela aide l’organisations à créer une représentativité forte faisant autorité et rend les organisations affiliées les vrais titulaires de la CSI.

Au lieu de cela, nous avons opté pour un resserrement et un gel de cette voie en nous appuyant sur la synthèse du sommet, avec une approche défensive plus bureaucratique que politique.

Mais l’aspect qui nous inquiète le plus et que nous vivons est donné par la direction de la campagne de candidature, sans règles internes, laissé à la seule volonté de ceux qui gèrent le Secrétariat, bien que des demandes officielles et des propositions concrètes aient été communiquées pour pouvoir mener la campagne du Congrès dans des conditions d’équité.

Un vide qui génère un comportement incorrect et incompréhensible pour une organisation telle que la CSI, comme nous le souhaitions: ouvert, prêt au dialogue et à l’écoute.

Ce n’est pas correct et cela fait mal de savoir que l’accès aux informations sensibles et nécessaires pour pouvoir gérer la phase, qui implique les candidatures au Congrès, ne doit être utilisé que d’une partie et ne soit pas mis à disposition par default à l’autre, comme dans toute compétition démocratique.

Ce n’est pas correct et cela fait mal, d’assister à des réunions où le personnel, élu ou technique, de la CSI utilise son rôle et sa fonction en intervenant lourdement pour promouvoir et conditionner le choix du vote, plutôt que d’offrir une information correcte comme il faudrait.

C’est une erreur et il est préjudiciable à la vie démocratique d’une organisation de savoir qu’il n’a pas été jugé nécessaire de partager à partir du debut des preparatifs pour le congrès les informations par rapport aux situations critiques et aux difficultés économiques ou la question des visas d’entrée pour les affiliés pour les délégués qui en ont besoin, l’assistance et solidarité concrète, pour garantir qu’il n’y ait pas de discrimination ou de favoritisme d’aucune sorte.

Et comment ne pas accepter la demande de règles claires et transparentes afin de garantir que le vote soit vraiment secret, règle fondamentale pour une organisation démocratique, répandant la sérénité et la tranquillité, plutôt que des doutes et des incertitudes ?

Pour cette raison, nous pensons que la procédure de vote à Berlin doit être améliorée si nous voulons garantir le secret du système de vote.

Il est pas encore trop tard, nous sommes toujours prêts à le faire, nous sommes prêts à apporter notre contribution pour pouvoir présenter au Congrès une proposition garantissant à chacun la liberté de voter correspondant à chaque organisation démocratique.

Les règles et la démocratie interne ne sont pas une option ni un parti pris: elles constituent un droit / devoir de toute l’organisation. Lorsqu’il y a des lacunes ou des lacunes dans la réglementation, il incombe à chacun, dans son intérêt, de le dénoncer et de proposer des solutions.

Ce sont les élus qui ont la responsabilité de fournir des réponses et d’assurer la garantie démocratique maximale pour le bien de l’organisation.

 

Quelques propositions et commentaires concernant les règles et procédures du Congrès de la CSI (Download pdf)

The ITUC we want

ESFR / AR/ IT

 

The ITUC we want is based on shared rules, which reflect democratic principles and values, and solidarity.

Only clear and transparent rules allow to manage the life of a broad organization like the ITUC. Rules that everyone must always respect, regardless of role, position or personal interest.

The respect of rules would be a guidance for all affiliated unions, and a substantial asset for an international organization that is characterized and enriched by its cultural diversity.

An organisation that can identify with every corner of the planet and implement equity, participation, solidarity, transparency, democracy, according to its founding principles and values.

These are the needs raised and shared by many affiliates that in these years, on several occasions, have asked to the Secretariat more listening and more sharing, a demand to be at the service of the affiliates rather than passing on decisions already taken without the sufficient – and patient and essential – practice of collegiality and search for consent.

That is how the organization, its ability to have an impact and the sense of belonging grow, if those who lead it can promote and facilitate opportunities for debate, analysis and content from the most purely political-trade union issues to those related to management, from identifying the countries at risk to finding the best communication strategies, from understanding which alliances to favour to the relations with international agencies and organizations.

The ITUC Congress represents for every organization the time of synthesis between rules and practice of democracy, through the behaviour, the method and the merit of the decisions taken.

All affiliates are entering the Congress path with great passion: from the discussion of the Constitution, to the political document, to the congress rules about the candidacies.

Unfortunately this path has highlighted shortcomings in the regulations and in the organization that have left room for discretionary behaviours, and this harms the whole organization.

The existing rules do not allow full participation. They produce confusion and uncertainty. They turn the debate and the dialectics from content to opposing sides and to personal attacks.

They reduce the space for participation and consensus building with respect to the diversity of positions and opinions. This exercise can be hard but fundamental, indispensable for an international organization based on democracy, such as the ITUC.

The discussion about the rules has raised attention among many affiliates, both at a regional and national level, to the point that we had to shed light on the common need to review our system of rules, to improve the system and the way we work.

It is about helping and responding positively to the demand of participation and discussion, just as we do when we ask to the workers for their opinion and their mandate. This helps the organization to build a strong and authoritative representation and make the affiliates the true owners of the ITUC.

Instead, this path has been restricted and a frozen, relying only on the summary decisions of the management, with a defensive approach, more bureaucratic than political.

But the aspect that worries us most, and that we are experiencing now, is about the management of the campaign for ITUC General Secretary, without clear internal rules, all left to the mere will of those who manage the Secretariat, although formal requests and concrete proposals had been made so to have a congressional campaign in conditions of fairness.

Such void is generating a wrong and incomprehensible behaviour for an organization like the ITUC as we wanted it to be: open and ready for dialogue and listening.

It is unfair and it hurts that the access to sensitive and necessary information to manage properly the candidacies for the Congress are at the sole use of one party and not given by default, as in any democratic contest, at the other’s.

It is unfair and it hurts to attend meetings where ITUC staff, both political or technical, makes use of its role and function to intervene heavily and promote and condition the vote, rather than offering a correct information as it should be.

It is unfair and it hurts the democratic living of an organization to know that it has not been deemed necessary to share since the beginning of the Congress preparation among the parties the information about the critical situations and the economic difficulties, or the issue of entry visas for those affiliates who needed assistance, as an actual form of solidarity, to guarantee that there is no discrimination or favouritism of any kind.

And how cannot be accepted the demand for clear and transparent rules, to guarantee secrecy, a fundamental rule for a democratic organization, that spreads fairness and tranquillity, rather than doubts and uncertainties?

For this reason, we believe that the Berlin voting procedure shall be improved if we want to ensure the secrecy of the vote. We are still in time, we are ready to make our contribution so that we can get to the Congress with a proposal that guarantees everyone the freedom to vote as it should be in every democratic organization.

Rules and internal democracy are not an option and cannot not be biased: they are a right and duty of the whole organization. When there are gaps or regulatory gaps, it is everyone’s responsibility and in everyone’s interest to report it and make proposals for solutions.

And it is the responsibility of those elected to give answers and to ensure the highest democratic guarantee, for the sake of the organization.

Some proposals and comments concerning rules and procedures of the ITUC Congress (Download pdf document)

Numérisation de l’économie: un défi pour le mouvement syndical mondial

 

La numérisation est un phénomène vaste et multiforme qui a des conséquences très différentes sur les conditions de travail en fonction du pays, des groupes de travailleurs et des industries et dans ces mêmes groupes. Ses résultats peuvent être influencés par le rôle joué par les acteurs sociaux. Les syndicats, à tous les niveaux, devraient avoir pour objectif de diriger le processus.

Il serait trompeur de centrer le débat uniquement sur le nombre d’emplois que la robotisation détruira et sur le nombre d’emplois créés. Ce débat masquerait le débat sur la qualité du travail et ne tiendrait pas compte de ce que les parties prenantes pourraient faire pour influencer les tendances, ni même les inverser.

L’un des défis consiste à mettre les possibilités de la numérisation à la portée des millions de travailleurs toujours exclus de la société numérique.

La perspective plus large de la société dans laquelle nous voulons vivre ne doit pas être négligée: la réduction du temps de travail et sa redistribution, avec des augmentations de salaire dues à une productivité croissante, est par exemple un sujet sur lequel il convient de se concentrer, lors de l’évaluation quantitative de la numérisation.

Et nous savons très bien que l’augmentation de la numérisation ouvre de nouveaux défis à nos démocraties: d’un côté, davantage de personnes peuvent accéder à l’information et avoir la liberté d’expression; de l’autre, le numérique peut également être un outil de désinformation et de surveillance.

Il est nécessaire de comprendre l’impact de la numérisation sur les marchés. Les chaînes de valeur mondiales sont de plus en plus intégrées par la numérisation, grâce aux transformations radicales de la logistique et à la possibilité de connecter les industries, les entreprises et les consommateurs du monde entier.

La confédération syndicale internationale et les fédérations syndicales internationales globales doivent surveiller les chaînes de valeur mondiales, luttant pour des conditions plus équitables pour tous, car une décision prise au siège d’une entreprise de la chaîne de valeur mondiale a des incidences importantes sur l’organisation du travail et sur des entreprises. les conditions de travail dans des entreprises situées dans d’autres pays.

Dans une même entreprise, micro-multinationale ou géante telle que GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), la gouvernance est souvent centralisée mais le système de gestion du capital humain et du travail se situe souvent au niveau national.

L’écart, qui divise le temps, les acteurs et le lieu où les décisions sont prises, où elles produisent leurs effets, doit être correctement géré. L’économie de plate-forme en est un exemple: l’algorithme «déterminant» l’organisation du travail et les conditions associées (par exemple, classement des travailleurs, durée du travail, salaire, etc.) est souvent programmé de manière centralisée (par exemple, la Silicon Valley), sans tenir compte des conséquences produites dans d’autres contextes – ou a fortiori, effets sur le travail en général.

Il ne suffit pas d’agir au niveau national, il faut aussi négocier sur les intrants fournis à l’algorithme, en termes de valeurs, de variables à prendre en compte et de modèles entre eux.

La structure et les outils de négociation collective doivent être adaptés à l’économie mondiale et ce n’est pas une tâche facile. Pour obtenir la force et la capacité nécessaires à un tel défi, il est nécessaire d’améliorer la formation des syndicalistes, la représentation et la syndicalisation des travailleurs, en quantité et en qualité, pour l’ensemble de la classe ouvrière mondiale.

Nous avons également besoin d’institutions capables de régir une économie mondialisée et numérisée. Un siècle après sa création, l’OIT devrait concevoir et mettre en œuvre de nouveaux instruments de réglementation alignés sur la réalité de l’économie contemporaine, élargissant et reconnaissant les droits fondamentaux des nouveaux travailleurs et reconnaissant la structure internationale des relations professionnelles.

Il est nécessaire d’aborder les travailleurs des régions éloignées et en ligne, de compter sur eux pour établir des réseaux mondiaux et de développer leur sensibilité et leur expérience des conditions de travail des personnes travaillant ensemble dans le monde entier, en utilisant des outils numériques à notre avantage.

A titre d’exemple, pour illustrer le fonctionnement des systèmes économiques et sociaux: l’économie est mondiale, mais les deux principaux outils au service de la redistribution de la richesse et de la justice sociale – fiscalité / systèmes fiscaux et représentation du travail – sont toujours nationaux. Cela crée un nivellement par le bas de la concurrence entre les États en réduisant les impôts et les droits des travailleurs.

Nous devons changer notre stratégie en tirant parti de l’innovation technologique pour atteindre cet objectif et en bouleversant l’approche commune adoptée à ce sujet: le véritable défi pour les syndicats en matière de numérisation est de promouvoir l’utilisation de la technologie pour répondre aux besoins principaux – et nombreux – les défis mondiaux (par exemple, le changement climatique) et la construction du monde dans lequel nous voulons que nos enfants vivent.

Nous, en tant que syndicats, devons garder et contrôler où et comment l’innovation est développée et où et comment elle est appliquée, pour pouvoir se faire entendre. seulement sur ses effets ex post sur le travail et la société, mais aussi sur les décisions prises en amont.

C’est la seule façon pour faire la différence et nous devons agir au niveau mondial ainsi que dans les entreprises de technologie. L’histoire n’est pas terminée, la numérisation ne nous sauvera pas tous et les scénarios apocalyptiques sont également trompeurs.

Nous devons travailler pour jouer un rôle actif dans le processus, pour des conditions de vie et de travail décentes et pour une société plus juste dans le monde entier.