Presentation for the ITUC 4th World Congress

 

Chers camarades,
Chers amis, chères amies,

je suis heureuse d’être ici et de pouvoir me présenter à vous.

En l’absence de règles claires pour la compétition démocratique, beaucoup d’affiliés n’ont pas obtenu les informations et la possibilité de connaitre mon programme.

Cela est peut-être normal, dans une organisation très jeune comme la CSI, mais nous devons nous engager pour améliorer son fonctionnement interne. Cela n’est pas normal que tout le monde n’ait pas accès aux mêmes informations par rapport à la vie démocratique de notre organisation.

Je reviens à moi. J’ai commencé mon activité dans le syndicat de la métallurgie, puis dans le syndicat de l’agriculture et de l’alimentation, une expérience formidable avec les multinationales et les questions de l’alimentation.

Pendant les huit dernières années, j’ai été secrétaire générale de la Confédération Générale Italienne du travail, la CGIL. J’ai dirigé une organisation de plus de 5 millions d’affiliés, plurielle, complexe qui a toujours essayé de rejoindre l’unité avec les organisations italiennes CISL et UIL. Ma direction a toujours été emprunté de collégialité et de collaboration. Je n’ai jamais cru que le secrétaire général puisse être un homme ou une femme seule au pouvoir.

Il s’agit de la démocratie, de la transparence mais aussi du fait que nous devons toujours nous rappeler que nous représentons les travailleurs et les travailleuses. Comment pouvoir faire cela dans une organisation de deuxième niveau, une organisation composée d’organisations, comme la CSI ? Ce sont les organisations nationales, les affiliés, qui peuvent toujours décider leur engagement dans l’organisation.

Les liens avec les fédérations globales et les organisations régionales sont le cœur de cette nouvelle approche.

Je crois qu’il est clair que la démocratie, la transparence, le respect et la participation sont les éléments principaux de mon engagement pour la CSI.
En ce qui concerne la participation, il est indispensable que la CSI contribue à renforcer les affiliés, les régionales qui doivent effectivement faire partie de la direction.

J’ai entendu de Sharan qu’elle est d’accord sur cela. Alors pourquoi cela n’a pas été fait pendant les 8 ans de sa direction?

Et le même discours est valable pour les jeunes dirigeants pour la future direction: pourquoi cela n’a pas été fait? Et la pluralité des dirigeants de pays en développement?

Je suis fière en ce sens d’avoir dit à Sharan qu’il n’y a pas de possibilité de partager entre nous les postes de secrétaire générale et présidente. Il n’est pas possible de changer les règles en cours de route, mais surtout parce que – c’est le tour de l’Afrique et parce que le Président est le représentant des affiliés, de tous les affiliés et pas d’une équipe ou de l’autre ou de la secrétaire générale.

La CSI est une organisation jeune qui a douze ans et que nous avons la responsabilité d’améliorer.

Il faudra le faire dans une période, plus compliquée et difficile pour les travailleurs et les travailleuses: le néolibéralisme, la globalisation sans règles, la financiarisation de l’économie, le marché avant tout avec des attaques aux conditions de travail et à la protection sociale. Des attaques aussi aux conditions du monde: le changement climatique est un problème d’aujourd’hui et pas du futur. Le mouvement syndical doit soutenir une transition juste dans la CSI et dans tous les pays.

Les conséquences de ce changement sont évidentes pour le monde du travail, mais en particulier pour les femmes: augmentation du travail précaire, le travail informel et la mise en question du fait qu’un travailleur est un travailleur – peu importe sa nationalité, sa religion, son statut ou sa couleur de peau.

La globalisation a favorisé la libre circulation des marchandises et du travail, mais pas la libre circulations des travailleurs. La croissance des partis de droite, du populisme, des nationalismes sont à la base de la décision de fermer les frontières mais aussi du fait que la migration soit vécue comme un problème pour les travailleurs.

L’idée de pouvoir revenir aux Etats nationaux n’est pas seulement un problème pour l’Europe, mais aussi pour le multilatéralisme et pour les organisations mondiales, le retour à un monde divisé entre les plus riches et les plus pauvres.

La migration n’est pas seulement liée au thème des refugiés qui arrivent en Europe, mais aussi et surtout à la circulation des personnes dans les continents et les syndicats doivent défendre l’accueil et l’hospitalité. L’intégration et l’inclusion doivent être notre choix. Nous devons défendre le droit de migrer, mais aussi de ne pas être forcées à migrer.

Let me thank again the Danish trade unions for hosting the congress and for such a wonderful hospitality. I want to thank in particular the ITUC staff who are working to make this congress successful.

To do all this, we need to empower trade unions, more cooperation among trade unions and all tools to organise workers. We know that the world of work is under attack: our comrades around the world are intimidated, imprisoned or even killed. In this respect, it is very worrying that employers and governments have decided in the ILO to close the case of Guatemala.

This is a clear sign of the aggressive attitude of employers. I had already mentioned the role of the workers’ group in ILO and the need to involve affiliates in the discussion about the crisis of tripartism and the reform of multilateral organizations. They are fundamental instruments to empower national trade unions.

Our aim is for sure protecting the freedom of association and the right of collective bargaining. We live in a world where 8 white men hold the wealth of 3,7 billion people. We are not talking about countries, but enterprises.
It’s multinationals that decide about the future of digitalization, they own the technology.

So, we can’t be against progress, we have to be aware that technology is not neutral, so we need to be prepared to negotiate this technology (the algorithm) that affects workers’ condition, working time, contractual arrangements etc. As for digitalization, we cannot speak of transition, change is happening now. Life and the world of work are changing now, so if we want to defend and qualify work, we need to prepare and improve our capacities to do collective agreements.

At the same time, we cannot accept the privatization of public services by multinationals. Public services are the main tool for social protection, for security and to fight against poverty. For the historical role played by the trade unions, the subject matter now is how to preserve the force of collective bargaining.

A strong collective bargaining system, freedom to organize and the right to industrial action and strike are a pre-condition for trade unions’ growth. We don’t have to be afraid of change, we have to be able to negotiate how this change will happen.

We also need to be aware that new technologies can polarize and farther divide the world of work. We must fight this.

We value the work that global union federations have done in Bangladesh and in other countries, together with national affiliates. The work that has been done together with the ILO in Qatar is significant, now it is necessary to build there a free trade union organization. Everywhere we need to defend freedom of association and apply the ILO Conventions and recommendations.

Modern and old forms of slavery are a serious problem everywhere, including in Europe and in Italy, my country, where we are fighting hard against gangmasters and forced labour.

We are organizing workers, negotiating the national collective agreements and we are proud of having achieved a law against gangmasters that allows us to defend workers. Collective bargaining is a fundamental instrument to empower workers and increase salaries.

We need to increase minimum wages around the world with the participation of trade unions. But all campaigns must be agreed and implemented together with national unions. Defeating in-work poverty, precarious work and promoting transition into formal work must be a priority!

Wages and minimum wages are also a question of gender, we need equal pay for women all around the world. Gender equality is a possible goal, also by improving access to social infrastructure, public services and adequate policies to achieve this. This is why next year we need to adopt an ILO Convention on violence and harassment in the world of work.

I would like to say much more, but as the time is limited, I would like to close with a message to you, affiliates, the heart and richness of this organization: struggle for better working conditions is the best possible engagement for the present and for the future.

It is about changing the world for the better, and about shaping the future, it’s the possibility to strengthen solidarity and getting workers out of fear.

And ITUC itself should be like this, a place where everybody feels free to speak, have a discussion even when we have different ideas. The fact that colleagues were not feeling free to speak and make declarations is something that should never happen again!

A few words about our congress: all organizations have rules, and respect of rules means respect for each other, the only way to preserve unity. And our Constitution is based on the concept of consensus. This is why a vote cannot be repeated, but it is possible to find a consensual solution. On this, I have ideas and I am ready to discuss with AFL-CIO.

ITUC has to grow, but to achieve this and have more affiliates we need free, autonomous and independent trade unions and an organization where women and men are free to say what they think, without any kind of pressure. Workers too often feel alone and isolated, we need to tell them not to be afraid and to be brave!

This is why I am asking for your support, to change and be united in solidarity, in our diversity, to promote freedom and democracy in every corner of the world.

Bueno!

Quiero acabar mi intervenciòn confirmando mi compromiso para una CSI unida, una casa abierta para todas las afiliadas, una organizaciòn de sindicatos libres, democraticos, independientes, una organizaciòn al servicio de los derechos de las trabajadoras y de los trabajadores.

Luchamos unidos!
Reivendicamos la centralidad del trabajo para construir una sociedad mas justa

Viva la Csi!

Susanna’s opening statement at the ITUC 4th World Congress

 

Dear comrades,
dear brothers and sisters,

I am taking the floor also because I’m a candidate for ITUC General Secretary.
I’m Susanna Camusso, now Secretary General of CGIL, and – I repeat – a candidate to lead ITUC because we need to change!

In 4 minutes it is quite difficult to discuss 4 years of activities, so I will concentrate my speech on 2 points.

1. ILO, the first condition for having strong and free trade unions are freedom of association and the right to strike. There is no evidence in the report about the attack to the right to strike and no mention of the agreements done with the employers. If I’m not mistaken there was no discussion with the affiliates before the agreement.

In the neoliberal era, not considering the importance of the fundamental access to public services has fundamental tools that trade unions have to make the workers’ vice heard, is a bad choice.

ITUC needs to be stronger and bolder to defend workers’ rights and effective tripartism. Precarious and insecure jobs, denial of collective bargaining, worsening of working conditions are the daily challenges of workers and their unions have to face. Instead, ITUC needs to be firm and use all avenues to guarantee that employers are held responsible for their behaviour and we must be coherent to be credible.

2. The second point relates to another flagship issue of the neoliberal agenda: public services and the need to reduce their role globally. Access to public services has a fundamental role in all policies for wealth redistribution.
The OECD makes us know that Public services represent 62% of the disposable income for those living in extreme poverty and in OECD countries 150 million people fall in poverty every year because of the health care services they have to pay from their pocket.

Defending public services such as education, health, water and sanitation means defending fundamental human rights, and particularly, empowering women, sustainable development and stopping the greed of multinational corporations that want to make profit out of people’s needs. This is what we are fighting for in Italy to defend children’s education, in Nigeria to defend public water, in Kenya and UK to defend the public health system, in the US to defend public education.

If this is our common engagement, is it acceptable that ITUC is twinning with the B-Team? And associates its name with the Virgin Atlantic founder, Richard Branson who wants to buy the NHS in UK? The ITUC we want will associate its name to those of nurses, young doctors, and cleaners who are resisting privatization?

Résolution du Congrès sur l’avenir de la CSI “Respecter les règles – Changer les pratiques”

 

Renforcer les structures démocratiques de la CSI pour assurer une organisation syndicale mondiale unie, inclusive et efficace, qui respecte la diversité de ses membres et crée un environnement de confiance et d’engagement pour tous les affiliés dans toutes les régions – des plus grandes aux plus petites – tels sont les objectifs de la CSI.

1. Respect des règles internes et de la démocratie syndicale
La CSI doit refléter les besoins et les préoccupations de ses affiliés dans ses domaines de compétence et mener de solides efforts concertés sur les questions de solidarité mondiale. Une approche collective et cohérente de tous les dirigeants élus (secrétaire général(e) et secrétaires généraux adjoints, ainsi que président et vice-présidents) et le respect de toutes les dispositions des statuts de la CSI sont essentiels pour trouver la meilleure réponse aux défis mondiaux.

Il convient de respecter les instances constitutionnelles démocratiquement élus de la CSI. Le Conseil général, en tant qu’instance de décision suprême entre les congrès, doit fonctionner en tant que plateforme pour le débat et la prise de décision politique. Le Secrétariat prépare et distribue des documents d’information et des documents d’orientation appropriés qui exposent les différents points de vue des membres et les options possibles, ainsi que leurs incidences financières.

Cela permet au Conseil général d’avoir des discussions éclairées et d’adopter de manière consensuelle des décisions sur des questions spécifiques afin de guider le travail du Secrétariat de la CSI. Des réseaux et groupes de travail sur les grandes questions prioritaires améliorent la qualité des décisions politiques et l’efficacité des activités. Cela permettra en outre aux « petits » affiliés de participer à des discussions de fond sur des thèmes qui les concernent. L’évaluation des projets et des activités se fait de manière régulière et objective.

Les réunions du Bureau exécutif prennent la forme de réunions physiques, non de réunions virtuelles.

En cas d’urgence entre deux réunions du Conseil général, le secrétariat de la CSI consulte les membres du Conseil général et agit en étroite coopération avec les structures régionales de la CSI. Toute décision prise par le Secrétariat doit respecter le cadre politique de la CSI et doit être justifiée, transparente et responsable.

Les affiliés qui ne sont pas membres du Conseil général reçoivent des informations transparentes, complètes et en temps voulu sur toutes les décisions prises par le Conseil général.

2. Transparence et redevabilité dans la gestion financière et administrative
Les décisions doivent être prises en amont des engagements financiers et des dépenses, en particulier dans le cas de dépenses importantes et à long terme. De nombreux syndicats traversent une période difficile sur le plan financier, ce qui exige de la prudence dans le choix des priorités et des dépenses de tous les fonds.

La structure administrative et la gestion des ressources humaines de l’organisation (organigramme du personnel) doivent être claires et décrire les fonctions et les domaines thématiques de travail.

3. Renforcement des stratégies spécifiques des syndicats
Au cœur des activités syndicales se trouve la lutte pour les normes internationales du travail, en particulier le droit à la liberté d’association et à la négociation collective et le syndicalisme libre, indépendant, démocratique et représentatif dans le monde entier, ainsi que la promotion du plein emploi, du travail décent et de la protection sociale et professionnelle pour tous les travailleurs, en particulier les catégories les plus vulnérables, par des efforts concertés pour renforcer la pratique de négociation collective.

Cela nécessite des outils de campagne créatifs, nouveaux et solides et des capacités de mise en réseau avec les affiliés de la CSI, afin de stimuler la dénonciation des violations des droits des travailleurs et des syndicats quand et où elles se produisent. Un élément essentiel à cet égard est un solide réseau de coopération pour une solidarité directe avec et entre les affiliés de la CSI, afin de soutenir les syndicats confrontés à la répression et à un “contexte de risque”, en appelant tous les membres et départements de la CSI à élaborer une stratégie spécifique et coordonnée au cas par cas.

Le Comité des droits humains et syndicaux doit jouer un rôle plus visible et plus conséquent dans l’élaboration des stratégies. De même, le rapport annuel sur les droits syndicaux mérite une place plus importante. Au sein du système de gouvernance mondiale, l’OIT joue un rôle central et l’objectif devrait être d’exploiter pleinement le potentiel de cette agence normative tripartite des Nations Unies pour répondre aux préoccupations réelles des syndicats.
Le plaidoyer et la communication sont des outils importants mais, pour être efficaces, ils doivent reposer sur une stratégie syndicale et sur la mobilisation des centrales nationales et de leurs adhérents.

Dans le cadre d’un dialogue social global, nous ne sommes pas seulement une « voix » mais aussi un partenaire social, à même d’élaborer des propositions concrètes et prêts à assumer nos responsabilités. En conséquence, une structure délibérative doit être créée au sein de la CSI pour atteindre cet objectif.

4. Une forte coopération au sein du mouvement syndical international (siège de la CSI, régions de la CSI, FSI et TUAC) et avec les centrales nationales
La CSI doit être aux commandes pour aider ses affiliés à faire pression sur leurs gouvernements et parlements sur les grandes questions syndicales mondiales. Cela exige une division claire du travail entre les différents acteurs afin de faciliter la confiance et la coopération. La reconnaissance de ces divisions et le respect de limites claires, définies par des mandats respectifs, la légitimité et l’efficacité, sont des conditions préalables. Un exemple en est la syndicalisation : il s’agit d’une question extrêmement importante pour chacun, mais la tâche n’est pas la même pour tous.

Une attention particulière est accordée à la division du travail et des tâches entre le siège et les régions de la CSI, conformément aux statuts, et, en conséquence, aux questions financières. Les régions sont le niveau de l’organisation au sein duquel les affiliés s’approprient le plus aisément la dimension mondiale. Par conséquent, renforcer le rôle des organisations régionales, notamment pour garantir la participation et l’information de tous les affiliés, renforcera l’appropriation au niveau mondial.

La CSI et ses organisations régionales pourraient également élaborer une politique plus efficace et cohérente pour tenter d’influencer les instances de décision des entités régionales.

Une coopération renforcée sera établie sur la base d’une répartition claire des tâches et d’une coordination régulière entre la CSI et les FSI. Bien que l’action de grève et les campagnes d’entreprise soient avant tout du ressort des FSI, la CSI utilisera leur expérience pour faire pression au niveau politique. Cette meilleure coopération déterminera des améliorations significatives dans la capacité coordonnée du mouvement syndical mondial à aborder des questions telles que les chaînes de valeur mondiales, la numérisation de l’économie, le commerce international et le développement.

5. Coopération et alliances avec les organisations de la société civile (ONG et mouvements sociaux)
Toute coopération et toute alliance avec des organisations de la société civile doivent être fondées sur des objectifs communs, des valeurs communes et dans le plein respect des compétences et de la nature différente des parties.

6. Nouvelle approche concernant les institutions internationales et le système de gouvernance mondiale
En ce qui concerne l’OIT, la CSI doit exploiter tout le potentiel qu’offre la combinaison des droits humains des travailleurs, y compris le droit de grève, avec les mécanismes normatifs et de contrôle, pour défendre, promouvoir et développer des normes du travail. Cela implique l’élaboration de nouvelles normes, la promotion de nouveaux espaces de dialogue social et de négociation collective, une meilleure utilisation des mécanismes de contrôle et le renforcement de leur autorité aux niveaux national et régional. Il doit y avoir une transparence, une redevabilité et une inclusivité totales, ainsi que des discussions approfondies sur les positions et activités de la CSI et du Groupe des travailleurs au sein de l’OIT et une coopération et une cohérence renforcées avec les activités de l’ACTRAV.

Le dialogue avec les IFI (Banque mondiale et FMI), l’OMC, l’ONU et le G20 visera à renforcer l’influence sur les questions essentielles, tout en considérant la nécessité d’une stratégie complémentaire cohérente entre la CSI et les autres membres du mouvement syndical. L’apport d’informations utiles et compréhensibles est le point de départ pour développer une capacité indépendante à élaborer des stratégies et des objectifs syndicaux clairs et pour permettre aux organisations membres de participer à l’élaboration de stratégies et de se mobiliser sur les questions économiques internationales, afin d’influencer plus efficacement à la fois les gouvernements nationaux et ces institutions internationales.

En coopération et dans le respect de la division du travail avec le TUAC, la CSI devrait tirer pleinement parti des travaux de l’OCDE et mettre à profit les informations et discussions politiques au-delà des États membres de l’OCDE.

Soumis par : CTC (Canada)
Soutenu par : SGB-USS, FGTB-ABVV, DGB, NSZZ, CFDT, CGT-F, CGIL, UIL, CCOO, UGT-S, ÖGB, USO, FNPR

El futuro de la CSI – Respetar las reglas y cambiar la práctica

 

Este documento se centra en los principales desafíos para consolidar una CSI más democrática, unida, inclusiva y eficaz que respeta la diversidad, genera confianza y compromiso de todos los sindicatos afiliados de los más pequeños a los más grandes y en todas las regiones del mundo.

 

I. Respetando la democracia interna y la democracia sindical

1. La CSI tiene que reflejar las necesidades y las preocupaciones de sus afiliados en las áreas de su competencia y brindar la coordinación la más fuerte y dirigir en materia de solidaridad internacional.

2. Respetar todas las disposiciones de la Constitución

3. Mantener un planteamiento coherente y colectivo entre los dirigentes elegidos (Secretario General, Secretarios Generales Adjuntos, Presidente, Presidentes Adjuntos y Secretarios Generales de las Regiones) con reuniones regulares y obligatorias.

4. Respeto de los órganos constitucionales
a. Reuniones políticas reales (no virtuales) del Buró Ejecutivo
b. Consejo General:
1) El CG debe ser un órgano de decisión y no solo un grupo que se informa o que, retroactivamente, avala decisiones tomadas por el Secretariado.
2) El CG tiene que tener la oportunidad de debatir y decidir claramente sobre asuntos específicos basándose sobre la debida información.
3) Las discusiones sobre temas específicos tienen que ser facilitadas por notas políticas de calidad preparadas con antelación por el Secretariado y tienen que incluir puntos de decisión e implicaciones financieras posibles. Tenemos que evitar documentos generales y largas discusiones sobre una multitud de temas que no desembocan en conclusiones finales claras y efectivas y puntos de decisión.
4) Las discusiones tienen que ser bien preparadas y debatidas con los afiliados para lograr consenso.
5) La posibilidad de crear redes o grupos de trabajo sobre la mayoría de los temas prioritarios para mejorar la calidad de las políticas y la eficiencia de las acciones así como proponer oportunidades de involucrar a sindicatos afiliados más pequeños en discusiones importantes.
6) Necesita proveer evaluaciones regulares y objetivas de planes operativos, proyectos, estrategias y campañas.
c. Consulta de los miembros en caso de tiempo insuficiente para presentar los
problemas a los Órganos estatutarios. Las regionales de la CSI podrían
desempeñar un papel importante en este proceso.
d. Información clara, completa y en tiempo oportuno de las decisiones del CG
y planes de implementación para los afiliados que no son miembros del CG
(la mayoría de los sindicatos) y que solo pueden participar en la toma de
decisiones de la CSI cada cuatro años en el congreso de la CSI.
e. En situaciones urgentes que puedan surgir, cualquier decisión tomada por el
Secretariado respetará el marco de política de la CSI y será justificada,
transparente y responsable.
f. Los documentos del Congreso deben ser preparados de tal manera que
aseguren la participación llena de todos los afiliados. Los grupos de trabajo
preparatorios deben participar a la preparación del congreso.

 

II. Transparencia y rendición de cuentas en la gestión financiera y administrativa:

1. Finanzas: los sindicatos viven tiempos difíciles y tenemos que ser prudentes al fijar prioridades y gastos de todos los fondos. Hay que tomar decisiones antes de gastar el dinero, especialmente para gastos importantes. Todos los afiliados tienen que recibir regularmente informes financieros.

2. Gestión administrativa y de recursos humanos (organigrama del personal) con aplicaciones claras de funciones y relaciones.

 

III. Una estrategia sindical mundial:

1. Se debe dar prioridad a los derechos sindicales y a las normas laborales:
a. Hacer campaña permanente por un sindicalismo libre, independiente, democrático y representativo en todo el mundo.
b. Necesidad de desarrollar nuevas herramientas de campañas más sólidas y
fortalecer las redes sindicales con sus afiliados para denunciar y contrarrestar
más eficazmente las violaciones de los derechos de los trabajadores y de los derechos sindicales cuándo y dónde ocurren. Establecer, para este propósito,
canales más fuertes para la interacción de solidaridad directa con y entre los afiliados de la CSI y para consolidar los medios de acción exitosos actualmente existentes.
c. Mejorar la cooperación y la solidaridad entre miembros para apoyar los sindicatos que sufren de represión y, dentro de un “contexto de riesgo”, hacer un llamado a todos los miembros y los departamentos de la CSI para construir una estrategia específica y coordinada caso por caso.
d. Promover el pleno empleo, el trabajo decente y la protección social y laboral para todos los trabajadores, en particular las categorías más vulnerables de
trabajadores mediante el fortalecimiento del sistema de negociación colectiva.
e. Aumentar la importancia del Comité de Derechos Humanos y Sindicales así como del informe anual sobre las violaciones de los derechos sindicales.
f. Se debe dar prioridad a la OIT dentro del sistema de gobernanza global con miras a aprovechar al máximo el potencial de esta agencia normativa tripartita de las Naciones Unidas para abordar las preocupaciones reales de los  sindicatos.

2. La promoción y la comunicación son importantes pero deben basarse sobre una estrategia sindical. Hacer campaña para un movimiento sindical no es nada si no se basa sobre las movilizaciones de los sindicatos y de sus miembros.

3. Importancia del diálogo social global. No solo somos una “voz” sino que también somos un interlocutor social capaz de desarrollar propuestas concretas y listo para asumir sus responsabilidades.

IV. Mejorar la cooperación y fortalecer los mecanismos dentro del movimiento sindical entre la sede de la CSI, las regionales CSI, las Federaciones Sindicales Internacionales, los sindicatos y el TUAC.

1. La CSI debería llevar la voz cantante para asistir a los afiliados a presionar sus gobiernos y parlamentos sobre cuestiones sindicales fundamentales.

2. Definir claramente la división del trabajo entre los diferentes actores para facilitar la confianza y la cooperación. Reconocer estas divisiones y respetar las fronteras claras basadas en los mandatos respectivos, la legitimidad y la eficacia. Un ejemplo es la afiliación. Es un tema extremadamente importante para cada actor pero la tarea no es la misma para cada uno.

3. Se debe prestar especial atención en la división del trabajo y las tareas entre la sede de la CSI y las regionales de la CSI, de acuerdo con la Constitución (y las consecuencias en los presupuestos para realizar dicha división), especialmente en relación entre la CSI y los sindicatos.

 

V. Cooperación y alianzas con organizaciones de la sociedad civil (ONG y movimientos sociales) basada en valores compartidos y en el pleno respeto de las competencias y las diferentes naturalezas de las partes.

 

VI. Instituciones internacionales y el sistema de gobernación global

1. OIT:
a. Los derechos de los trabajadores son derechos humanos. Este enfoque tiene que ser plenamente utilizado en la elaboración de normas y en los mecanismos de control (desarrollo de nuevas normas, promoción de nuevos espacios de diálogo social y de negociación, mejor uso de los mecanismos de control, fortaleciendo su autoridad en el nivel nacional y en los regionales).
b. Transparencia, rendición de cuentas, inclusión y discusión sobre las posiciones y actividades de la CSI y del grupo de trabajadores dentro del Consejo de Administración de la OIT.
c. Cooperación y coherencia con ACTRAV.
d. Coherencia de políticas entre el trabajo en la OIT y las acciones en los otros
niveles.

2. Diálogo crítico con las instituciones financieras internacionales (Banco Mundial y FMI), OMC, ONU, G20: construyendo entendimiento e influencia, considerando la estrategia de cohesión necesaria y complementaria entre la CSI y los otros miembros del movimiento sindical. Permitir el acceso y proporcionar información buena y comprensible a las organizaciones afiliadas sobre asuntos económicos internacionales.

3. Aprovechar al máximo el trabajo de la OCDE respetando la clara definición de la división del trabajo con el TUAC para extender la difusión de la información y las discusiones de políticas entre los estados miembros de la OCDE.

4. La CSI y sus organizaciones regionales pueden también desarrollar una política más efectiva y cohesiva para tratar de influir en los órganos de decisión de las entidades regionales. *

Congress resolution on the future of the ITUC “Respect the Rules – Change the Practices”

ES / FR

Enhancing the democratic structures of the ITUC to assure a united, inclusive and effective global trade union organization, which respects the diversity of its members and creates an environment of trust, commitment and confidence for all affiliates in all regions – from the largest to the smallest – these are the objectives of the ITUC.

1. Respect for internal rules and trade union democracy
The ITUC shall reflect the needs and concerns of its affiliates in areas of its competence and lead strong coordinated efforts on global solidarity issues. A collective and coherent approach of all elected leaders (All General and Deputy General Secretaries, as well as President and Deputy Presidents) and respect of all the provisions of the ITUC constitution is critical for reaching the best response for global challenges.

There needs to be respect for the democratically elected, constitutional bodies of the ITUC. The General Council as the highest decision making body between congresses should function as platform for debate and political decision-making. The Secretariat shall prepare and distribute adequate information and policy papers, which outline the different points of view of members and possible options as well as their financial implications.

This allows the General Council to have informed discussions and adopt decisions on specific issues in a consensual way to guide the work of the ITUC Secretariat. Networks and working groups on major priority issues shall improve the quality of policy outcome and the effectiveness of activities. It will further allow smaller affiliates to engage in substantive discussions relevant to them. The evaluation of projects and activities shall happen on a regular base and in an objective manner.

Executive Bureau meetings shall take the form of physical, not virtual meetings.

In case of urgent matters in between General Council meetings, the ITUC secretariat shall consult with members of the General Council and act in close cooperation with the regional structures of the ITUC. Any decision taken by the Secretariat must respect the ITUC policy framework and should be justified, transparent and accountable.

Those affiliates not forming part of the General Council shall receive transparent, complete and timely information on all decisions taken at the General Council.

2. Transparency and accountability in the financial and administrative management
Decisions need to be made prior to financial commitments and spending, particularly in case of large and long-term expenditures. Many trade unions live through financially difficult times, which requires prudence in choosing priorities and expenditures of all funds.

There needs to be clarity in the administrative structure and human resource management of the organization (staff organigram), outlining the functions and thematic areas of work.

3. Strengthening of trade unions specific strategies
At the core of trade union activities lies the fight for international labour standards, particularly the right to freedom of association and collective bargaining and free, independent, democratic and representative trade unionism all over the world as well as promoting full employment, decent work and social and labour protection for all workers, in particular the most vulnerable categories of workers through coordinated efforts to strengthen collective bargaining practice.

This requires creative, new and strong campaign tools and networking capacities with ITUC affiliates in order to reinvigorate the denunciation of workers’ and trade union rights violations when- and wherever they occur. A critical component in this regard is a strong network of cooperation for direct solidarity with and between ITUC affiliates to support trade unions under repression and in a “context of risk”, calling all members and ITUC Departments to build a specific and coordinated strategy case by case.

The Human and Trade Union Rights Committee should play a more visible and significant role in elaborating strategies. Equally, the yearly trade union rights report deserves a more prominent role. Within the global governance system, the ILO has a central role and the aim should be to make full use of the potential of this normative tripartite UN agency in addressing the real concerns of trade unions.

Advocacy and communication are important tools but need to be based on a trade union strategy and the mobilisation of national centres and union members in order to be effective.

In the context of a global social dialogue, we are not only a “voice” but also a social partner, able to develop concrete proposals and ready to take on our responsibilities. Thus, a deliberative structure should be set up for this purpose within the ITUC.

4. Strong cooperation within the international trade union movement (ITUC headquarters, ITUC Regions, GUFs, and TUAC) and with national centres
The ITUC must be in the driving seat to assist affiliates in lobbying their government and parliament on key global trade union issues. This requires a clear division of labour between the different actors to facilitate trust and cooperation. Recognising such divisions and respecting clear boundaries, defined by respective mandates, legitimacy and effectiveness are preconditions. An example is organizing, which is an extremely important issue for each actor but the tasks are not the same for everyone.

A special focus is the division of labour and tasks between ITUC headquarters and ITUC Regions in alignment with the Constitution and consequently on budgeting issues. The regions are the level of the organisation, where affiliates relate the easiest to the global movement. Therefore, enhancing the role of the regional organisations, particularly in guaranteeing the involvement and information of every affiliates, increases ownership at the global level.
The ITUC and its regional organisations could also develop a more effective and cohesive policy in seeking to influence decision-making bodies of regional entities.

Based on a clear division of labour between the ITUC and the GUFs and regular coordination a stronger cooperation shall be established. While industrial action and company campaigns are primarily a task of the GUFs, the ITUC shall utilise their experiences to lobby on a political level. This better cooperation shall determine significant improvements in the coordinated capacity of the global trade union movement to address issues like global value chains, the digitalization of economy and international trade and development.

5. Cooperation and alliances with civil society organisations (NGOs and social movements)
Any cooperation and alliances with civil society organisations needs to be based on common objectives, shared values and in full respect of competencies and the different nature of the parties should be facilitated.
6. New approach regarding the international institutions and the global governance system

Regarding the ILO, the ITUC must use the full potential of combining human rights of workers, including the right to strike, with standards setting and supervisory mechanisms in the defence, promotion and development of labour standards. This entails the development of new standards, promotion of new spaces for social dialogue and collective bargaining, a better utilisation of the supervisory mechanisms and enhancement of their authority at national and regional levels.

There needs to be full transparency, accountability, inclusiveness and extensive discussions of the ITUC and Workers’ Group positions and activities inside the ILO and stronger cooperation and coherence with the ACTRAV activities.

The dialogue with the IFIs (World Bank and IMF), WTO, UN, and G20 shall aim for building influence on critical issues, while considering the need for a complementary cohesive strategy between the ITUC and the other members of the trade union movement. The provision of useful, understandable information is the baseline to develop an independent capacity to elaborate strategies and clear trade union objectives and to enable member organisations to be involved in the elaboration of strategies and mobilise on international economic issues in order to be more effective in influencing both national governments and these international institutions.

In cooperation and with respect for the division of labour with TUAC, the ITUC should take full advantage of the work of the OECD, to make use of information and policy discussions beyond OECD member states.

Submitted by: CLC
Seconded by: SGB, FGTB-ABVV, DGB, NSZZ, CFDT, CGT-F, CGIL, UIL, CCOO, UGT-S, ÖGB, USO, FNPR

On the article appeared on Arbetet.se about the ITUC World Congress

Regarding the article “ITUC at a crossroads as Sharan Burrow is challenged” published on 7 November 2018 by the Swedish website Arbetet.se, in which some inaccurate, biased and misleading information about my candidacy circulated,  I wrote a letter to the authors. Find below a reply from the editors.

 

To Ivar Andersen
Erik Larsson

cc Yonna Waltersson
Editor in Chief
ARBETET
Stockholm
Sweden
Sent by e-mail

Rome, 28 November 2018

 

Dear Mr Andersen and Mr Larson,

we are only a few days ahead of the ITUC Congress in Copenhagen, and there is a very lively debate around the future of work and of ITUC.

This is already an added value of my candidacy, the world’s trade unions are debating around the future of work and of the ITUC. This debate itself is precious and important for unions and for the world of work.

Indeed, among the reasons behind my candidacy are transparency and a more
collegial management of the ITUC.

I am sorry to note that lots of the information included in the article is misleading: I am confident that if you contacted one of the organizations supporting my candidacy, or CGIL, you would have gathered a lot of correct information.

First of all, you describe CGIL as a “conflict prone organization”, whereas I would like to highlight that CGIL, together with CISL and UIL, has never signed as many agreements with employers organizations as in the last 8 years.
It is a piece of fake news that Italian trade union organizations support Sharan
Burrow. Nothing to add on that, see the support letters attached.

As for the solidity of my support, not only it is solid, I can even report an increasing support in all continents, including Africa. I wonder if the same thing can be affirmed for the other side.

There are strong reasons behind my candidacy, and they are available also on my website (www.susannacamusso.info). Some of them are connected to internal issues, but most of them concern the vision and the future of work. A document has widely circulated and it is attached here, too.

I want a plural and democratic ITUC, also by the language point of view. You could approach me and have a conversation, not only in English as it is the case for the present SG. In any case, nobody should be prevented from running for ITUC leadership because of language barriers; this would be an intolerable discrimination.

Failure to build future vision and also a future leadership is certainly not the
responsibility of a large group of national unions that are democratically putting forward an alternative for ITUC. I am engaged to this and much more, and thank all organizations for the huge support to change the ITUC.

With my kindest regards,

Susanna Camusso

 


Here is the reply sent by the editors of Arbetet.se “Clarification on article appeared on Arbetet” on 30 November 2018 

 

Dear Susanna Camusso,

We are surprised but delighted that you decided to get in touch. It will provide us an opportunity to dismiss some of the misunderstandings currently surrounding our article, and also a chance to explain the standards that guide our work as journalists.

First, let us express our genuine regrets that the English version of the article incorrectly stated that Italian unions did not support your candidacy.

That paragraph was the result of a human error which was discovered and corrected in the Swedish version, but unfortunately made it into the English translation. That is, like any erroneous information we publish, a failure. That being said, the error was corrected the instant it was pointed out to us and a clarification was published alongside the article.

Second, please allow us to briefly clarify some of your statements:

“I am confident that if you contacted one of the organizations supporting my candidacy, or CGIL, you would have gathered a lot of correct information.”

This was not the case. We contacted several of the organizations that support your candidacy. None of them agreed to go on record. Several did, however, give anonymous comments.

It was not only the organizations that support your candidacy that requested anonymity; the same was true for most of the organizations supporting the current SG. Obviously, a lot of people in the global union movement feel that the upcoming election is a sensitive issue. In light of the lies and falsehoods currently being spread about us and our article on social media – and in light of the fact that the 208 million workers the ITUC represents are entitled to information about issues such as this – we believe that the movement would benefit from greater transparency in discussion. This is something the next SG, whoever it will be, might want to address.

”you describe CGIL as a ‘conflict prone organization’”

This is not a pejorative term. Several people we have spoken to are hoping for a future ITUC that becomes more activist in its approach to global challenges.

“I want a plural and democratic ITUC, also by the language point of view.”

The opinions regarding language voiced in the article do not represent our position, but the position of our sources. As we are confident you understand this, you will also understand that your letter can easily be interpreted as implying that we should not present the views of people supporting the current SG.

We will always, in compliance with the basic ethical rules of journalism, speak to both sides. Our article on the upcoming election presents arguments for and criticism against both candidates. Our job is not to judge between opposite opinions, but simply to present them in an impartial and balanced manner. If you read our article, we are confident you will find that we have.

We will be covering the World Congress in Copenhagen and we would like to take this opportunity to request an interview with you ahead of the election, preferably on Sunday or Monday. This interview would cover your future vision for the ITUC, challenges awaiting the global trade union movement and the arguments put forth by organizations supporting the other candidate. The same request will be sent to the current SG.

Kindest Regards,

Yonna Waltersson, editor in chief Arbetet
Erik Larsson, editor Arbetet Global

 

 

Es hora de cambiar, juntos

 

Queridas compañeras y compañeros, queridos hermanos, y colegas:

Ha llegado el momento de reunirnos en Copenhague en el Congreso de la CSI.

En muy pocos meses, después del anuncio de mi candidatura a la Secretaría General de la CSI, hemos logrado crear, entre todos y todas, una gran coalición de sindicatos de todos los rincones del mundo.

Una coalición que exige un papel eficaz en la toma de decisiones, en primer lugar de las mujeres, por la transparencia y la democracia, y para lograr la inclusión real de las diferencias que constituyen el corazón y el activo de la CSI.

Tenemos la ambición de realizar un cambio profundo en la CSI. En las reuniones y contactos que hemos tenido en los últimos meses, la mayoría de ustedes ha reiterado esta necesidad y me han dado más razones para promover un cambio en el papel, el liderazgo, la administración y el perfil de la CSI.

Actuaremos colectivamente, a nivel global y nacional, contra los ataques de las políticas neoliberales a los derechos de loas y los trabajadores. Promoveremos y defenderemos los principios y derechos fundamentales de la OIT en el trabajo, comenzando con el derecho a la libertad sindical y a la negociación colectiva.

Necesitamos un movimiento sindical internacional fuerte, coordinado con los Sindicatos Mundiales, para detener sin dudar la codicia de las transnacionales, exigiendo el respeto incondicional al valor de las personas y a su dignidad.

Al aceptar vuestra propuesta de ser candidata ser candidata y presentar mi programa, firmo un compromiso con todas y todos ustedes, con todos vosotros. Mantendré mi palabra y participaré plenamente en la búsqueda de la unidad de la CSI.

¡Basta ya de acuerdos basados en enmiendas de última hora a los estatutos que no pueden ser discutidos con propiedad ni presentados en nuestros respectivos órganos de toma de decisiones!

Estos acuerdos en el último minuto no son aceptables según los principios básicos de cualquier democracia: no es posible cambiar las reglas del juego a mitad del partido y sin que se haya dado ningún mandato para ello. Esta forma de proceder es una señal devastadora, por lo que tenemos que asegurar que la votación se realiza de acuerdo con un procedimiento transparente y democrático.

Dicen algunos que votar podría dividir y quebrar a la CSI. Muy al contrario, lo que hará será fortalecer nuestra unidad gracias al respeto mutuo y la vigilancia de reglas democráticas.

No habrá perdedores ni ganadores, sino una organización más fuerte y madura, unida y comprometida a apoyar al nuevo grupo de personas que hayan sido elegidas para liderar. Debemos llegar al Congreso con la seguridad de que hemos actuado por el bien de la organización y por su fortalecimiento.

Entre todas y todos acordaremos cómo componer el Consejo General de manera que sea plural y verdaderamente representativo. Estamos también trabajando para formar un equipo sólido, cohesionado y unido, con Secretarías Generales Adjuntas (dos o tres, según los acuerdos finales) que garanticen la representatividad, y que tengan en cuenta los criterios regionales y de género.

Las propuestas se anunciarán justo antes de la apertura del Congreso, después de haber consultado con las afiliadas nacionales y las organizaciones regionales. Respecto al nuevo Presidente, respaldaré la candidatura propuesta por África de acuerdo con los criterios de rotación.

Confío en que representará a toda la CSI y orientará a sus afiliados. Por lo que respecta a las vicepresidencias, no deben tomar partido por ningún cargo electo, sino que deben representar y orientar a toda la CSI y a todas sus afiliadas.

Me gustaría agradecerles a todos y a todas por sus consejos, por su gran apoyo y por la confianza que me han dado en estos meses de campaña.

Nos reuniremos y continuaremos trabajando en conjunto a partir de Copenhague.

Todas y todos, trabajando a uno, podemos cambiar el rumbo del movimiento sindical internacional, dando voz, defendiendo la libertad y protegiendo los derechos de las y los trabajadores, empezando por la de las personas más vulnerables.

Il est temps de changer, ensemble

 

Chers frères et sœurs,
Chers camarades et collègues,

Il est temps de vous rencontrer toutes et tous à Copenhague lors du congrès de la CSI.
Quelques mois après ma nomination au poste de secrétaire générale de la CSI, nous avons réussi à constituer une grande coalition de syndicats des quatre coins du monde.

Une coalition qui revendique un rôle décisionnel efficace – avant tout pour les femmes – la transparence, la démocratie et une plus grande inclusivité des différences qui constituent le cœur et la richesse de la CSI.

Nous avons l’ambition de changer fortement la CSI. Lors des réunions et des contacts que nous avons eu ces derniers mois, la plupart d’entre vous ont réitéré ces demandes et m’ont donné d’autres raisons de promouvoir un changement dans la direction, la gestion et le profil de la CSI.

Nous agirons collectivement, au niveau mondial et national, contre les attaques aux droits des travailleurs portées par les politiques néolibérales. Nous allons promouvoir et défendre les principes et droits fondamentaux au travail de l’OIT, à commencer par la liberté syndicale et la négociation collective.

Nous avons besoin d’un mouvement syndical international fort, bien coordonné avec les Fédérations mondiales, pour mettre fin sans hésitation à la cupidité des entreprises multinationales, revendiquant le respect inconditionnel de la valeur des personnes et de leur dignité.

En acceptant d’être candidate et en présentant mon programme, j’ai pris un engagement envers vous. Je tiendrai ma parole et m’engagerai pleinement dans la recherche de l’unité de la CSI. Plus aucun accord basé sur des amendements de dernière minute aux statuts n’est possible, car ils ne pourraient être ni discutés ni partagés au sein de nos organes décisionnels.

De tels accords de dernière minute ne peuvent être acceptables selon le principe de base de la démocratie: il n’est pas possible de changer les règles du jeu à mi-parcours et sans mandat. Ce serait un signal dévastateur. Par conséquent, nous devons nous assurer que le vote se déroulera selon une procédure transparente et démocratique.

Certains ont dit qu’aller au vote pourrait diviser et casser la CSI. Au contraire, cela renforcera notre unité de respect mutuel et de mise en œuvre de règles démocratiques. Il n’y aura pas de perdants ni de gagnants, mais une organisation plus forte et plus mature, unie et déterminée à soutenir le nouveau groupe de dirigeants élus.

Ce sont des souhaits communs que nous devons toutes et tous exprimer au Congrès, certains que nous avons agi pour le bien de l’organisation et pour son renforcement.

Nous conviendrons ensemble de la composition d’un Conseil général pluriel et pleinement représentatif. Nous travaillons également sur une équipe forte et unie, incluant des secrétaires généraux adjoints, Víctor Báez (actuellement secrétaire général de la CSA-TUCA) et Rafael Lamas (de la FGTB Belge), afin d’assurer la représentativité, et garantir la mise en œuvre de notre programme et de nos valeurs.

En ce qui concerne le nouveau Président, j’approuve la candidature proposée par l’Afrique conformément aux critères de rotation. Je suis convaincue qu’il représentera l’ensemble de la CSI et guidera les affiliés.

Les vice-présidents ne doivent prendre parti avec aucun candidat ou secrétaire général élu, mais plutôt représenter et guider l’ensemble de la CSI et de ses organisations affiliées.

Je tiens à vous remercier toutes et tous pour vos conseils, pour votre soutien et votre grande confiance pendant ces mois de campagne. Nous nous rencontrerons et continuerons à travailler ensemble, à partir de Copenhague.

Ensemble, nous pouvons changer le cours du mouvement syndical international en donnant la parole, en défendant la liberté et en protégeant les droits des travailleurs, à commencer par les plus vulnérables.

It is time to change, together

ES / FR

 

Dear sisters and brothers,
Dear comrades and colleagues,

Time has come to meet you all in Copenhagen at the ITUC Congress.

In a few months, after my nomination for ITUC General Secretary, we managed to build a large coalition of trade unions from every corner of the world.

A coalition calling for an effective decision-making role – of women, first of all, and men – for transparency and democracy, more inclusiveness of the differences that make up the heart and asset of the ITUC.

We have the ambition of a deep change in the ITUC. In the meetings and contacts we have had in recent months, most of you have reiterated these demands and given me further reasons to promote a change in the leadership, management and profile of the ITUC.

We will collectively act, at global and national level, against the attacks of neo-liberal policies to the workers’ rights. We will promote and defend ILO as the unique institution based on the Tripartite system, and ILO fundamental principles and rights at work, starting from freedom of association and collective bargaining.

We need a strong international trade union movement, well coordinated with the Global Union Federations to stop transnational corporate greed without hesitation, claiming for unconditional respect for the value of persons and their dignity.

By accepting to be a candidate and presenting my programme, I have made a commitment to you. I shall keep my word and fully engage in pursuing the unity of the ITUC.

No more agreements based on last minute amendments to the bylaws are possible, as they could neither be discussed or shared in our decision-making bodies.

Such last minute agreements cannot be acceptable according to the basic principle of any democracy: it’s not possible to change the rules of the game halfway and without any mandate on this fundamental subject. It would be a devastating signal.

Some said that a ballot could divide and break the ITUC. This may be a threat, if the vote happens in the absence of transparent and democratic rules. There will be no losers or winners, but a stronger and more mature organization, united and committed to supporting the new elected leadership group.

These are common wishes we have to bring to the Congress, certain that we have acted for the good of the organization and for its strengthening.

We will work together with you to elect a plural and fully representative General Council.

We have also worked out a strong, cohesive and united team, with Victor Baez (incumbent S.G. of CSA-TUCA) and Rafael Lamas (FGTB Belgium) as Deputy General Secretaries who will ensure representativeness and commitment to our programmes and values.

Regarding the new President, I shall endorse the candidacy proposed by Africa in accordance with the rotation criteria. I am confident he will represent the whole ITUC and give guidance to its affiliates.

Deputy Presidents should not take sides with any candidate or elected General secretary, instead they should represent and give guidance to the whole ITUC and its affiliates.

I would like to thank you all for your advice, for your great support and trust in these months of campaign.

We will meet and continue to work together, starting from Copenhagen.
Together, we can change the course of the international trade union movement, giving voice, defending freedom and protecting the rights of workers, starting from the most vulnerable.

إن منظمة CSI التي نريد

اتحاد النقابات الدولي الذي نريد يجب ان تكون لديه قواعد داخلية متفق عليها تعكس مبادئ وقيم الديمقراطية والتضامن. قواعد تسمح بإدارة كل مرحلة من حياة منظمة كبيرة مثل الإتحاد. قواعد يجب علينا جميعا احترامها دائمًا، بغض النظر عن الدور والموقف والاهتمام الشخصي. وجود القواعد واحترامها كي تكون بمثابة مثال لجميع النقابات المنتسبة وكي تستطيع منظمة دولية يميزها ويغنيها التنوع الثقافي أن تتعرف عل نفسها في كل ركن من أركان الكوكب من طريقة عملها المتوافقة مع مبادئها وقيمها الأساسية: الإنصاف، المشاركة والتضامن والشفافية والديمقراطية.

المطالب التي تم جمعها والتوافق عليها من قبل العديد من النقابات المشاركة التي طلبت في العديد من المناسبات من الأمانة العامة، المزيد من الاستماع، المزيد من التوافق ووضع نفسها في خدمة النقابات التابعة لها بدلاً من نقل القرارات المتخذة دون البحث عن التوافق والقيادة الجماعية الكافية والصبورة والضرورية.

لأن التنظيم وقدرته على التأثير والإحساس بالانتماء ينمو إذا استطاع أولئك الذين يقودونه تعزيز وتسهيل الفرص للمقارنة والتحليل والمحتوى للقضايا النقابية السياسية البحتة وللقضايا الإدارية ايضا، من تحديد البلدان المعرضة للخطر، الى استراتيجيات الاتصال والاعلام، ومن التحالفات الافضل إلى العلاقات مع الوكالات والمنظمات الدولية. ان المؤتمر يمثل بالنسبة لكل منظمة لحظة التوليف بين القواعد والديمقراطية الحقيقية والمعاملة والاسلوب ومحتوى القرارات المتخذة. ان مسار المؤتمر الذي نواجه بشغف كبير، من مناقشة النظام الأساسي، إلى الوثيقة السياسية، من قواعد المؤتمر إلى الترشيحات، أبرز وللأسف فجوات في اللوائح الداخلية وفي الاسلوب التنظيمي تترك مجالاً للسلوك التقديري المسيء للمنظمة برمتها. فجوات لا تسمح بالمشاركة الكاملة وتؤدي الى الارتباك وعدم اليقين. وبدلا من أن يكون النقاش والجدلية حول المحتوى يصبح حول التحالفات المتعارضة والهجمات الشخصية. كما تؤدي إلى تقليل المشاركة وبناء التوافق في الآراء مع ضمان احترام المواقف والآراء المختلفة وهو أمر متعب ولكنه ضروري وأساسي لا يمكن لمنظمة دولية مؤسسة على الديموقراطية مثل اتحاد النقابات الدولي أن تستغني عنه.

أن النقاش حول قواعد النظام الداخلي حاز على اهتمام العديد من النقابات المنتسبة على المستويين الإقليمي والوطني مما ادى الى تسليط الضوء على الحاجة المشتركة لمراجعة قواعد نظامنا الداخلي من أجل تحسين بنيته ومن أجل تحسين أسلوبنا في العمل. وذلك عن طريق الاستجابة لمسألة المشاركة والمناقشة وتشجيعها تماما مثلما اعتدنا ان نفعل عندما نطلب رأي العمال والعاملات وعندما نطلب منهم ان يسمحوا لنا بتمثيلهم قائمين هكذا ببناء علاقة تمثيل قوية وموثوقة. وبدلاً من ذلك تم اختيار تضييق وتجميد هذا المسار والاعتماد على قرارات القيادات العليا، مع نهج دفاعي، وبيروقراطي أكثر منه سياسي.

الا ان الجانب الذي يقلقنا اكثر وهو الذي نعيشه الان بشكل مباشر هو كيفية إدارة الحملة الانتخابية للمرشحين دون قواعد داخلية، كل شيء متروك لأهواء من يحتل الأمانة العامة، على الرغم من الطلبات الرسمية والمقترحات الملموسة التي تم تقديمها من اجل القيام بأعمال المؤتمر في ظروف عادلة. هذا الفراغ يؤدي إلى أساليب سلوك غير صحيحه وغير مفهومة في منظمة مثل اتحاد النقابات الدولي التي أردنا جميعا ان يكون منفتح ومستعد للحوار والاستماع. إنه أمر سيء ومؤذي أن نعرف أن المعلومات الحساسة والضرورية من أجل إدارة المرحلة بما فيها الترشيحات والانتخابات في المؤتمر، هي بحوزة طرف واحد دون الآخر. إنه أمر سيء ومؤذي أن نعرف عن اجتماعات حيث الموظفين المنتخبين أو الإداريين باتحاد النقابات الدولي يستخدمون مناصبهم ووظائفهم للتدخل بشكل قوي لتشجيع وتوجيه اختيار التصويت، بدلاً من تقديم معلومات صحيحة كما ينبغي. إنه أمر سيء ومؤذي للحياة الديمقراطية للمنظمة أن لم تأخذ بعين الاعتبار ضرورة اطلاع كلا الطرفين المتنافسين على الأوضاع الحرجة والصعبة على المستوى الاقتصادي أو على مستوى الحصول على تأشيرات الدخول لأولئك الأعضاء الذين يحتاجون إلى مساعدة وتضامن ملموس وذلك لضمان عدم وجود أي تمييز أو محاباة من أي نوع.

لا يمكن عدم الاستجابة للمطالبة بقواعد واضحة وشفافة وقد أصبحنا على مدة شهر من الانتخابات فيما يتعلق بضمان سرية التصويت التي تعتبر قاعدة أساسية لكل منظمة ديمقراطية ونشر الطمأنينة والهدوء، بدلا من الشكوك وعدم اليقين.
ولهذا السبب نعتقد أنه يجب تحسين إجراءات التصويت الصادرة في برلين إذا أردنا ضمان سرية نظام التصويت. ما زال لدينا الوقت للقيام بذلك ونحن مستعدون لتقديم مساهمتنا حتى نتمكن من الوصول إلى المؤتمر باقتراح يضمن للجميع حرية التصويت كما يجب ان يكون في كل منظمة ديمقراطية.

أن القواعد الداخلية والديمقراطية الداخلية ليست خياراً ولا يجب ان تكون منحازة لأحد: فهي حق وواجب للمنظمة بأكملها. وعندما تكون هناك فجوات أو فراغات تنظيمية فإن من مسؤولية الجميع ومن أجل مصلحة الجميع الإبلاغ عنها وتقديم مقترحات للحلول. كما أن مسؤولية المنتخبين هي تقديم إجابات وتوفير أقصى الضمان الديمقراطي من أجل خير المنظمة.