Presentation for the ITUC 4th World Congress

 

Chers camarades,
Chers amis, chères amies,

je suis heureuse d’être ici et de pouvoir me présenter à vous.

En l’absence de règles claires pour la compétition démocratique, beaucoup d’affiliés n’ont pas obtenu les informations et la possibilité de connaitre mon programme.

Cela est peut-être normal, dans une organisation très jeune comme la CSI, mais nous devons nous engager pour améliorer son fonctionnement interne. Cela n’est pas normal que tout le monde n’ait pas accès aux mêmes informations par rapport à la vie démocratique de notre organisation.

Je reviens à moi. J’ai commencé mon activité dans le syndicat de la métallurgie, puis dans le syndicat de l’agriculture et de l’alimentation, une expérience formidable avec les multinationales et les questions de l’alimentation.

Pendant les huit dernières années, j’ai été secrétaire générale de la Confédération Générale Italienne du travail, la CGIL. J’ai dirigé une organisation de plus de 5 millions d’affiliés, plurielle, complexe qui a toujours essayé de rejoindre l’unité avec les organisations italiennes CISL et UIL. Ma direction a toujours été emprunté de collégialité et de collaboration. Je n’ai jamais cru que le secrétaire général puisse être un homme ou une femme seule au pouvoir.

Il s’agit de la démocratie, de la transparence mais aussi du fait que nous devons toujours nous rappeler que nous représentons les travailleurs et les travailleuses. Comment pouvoir faire cela dans une organisation de deuxième niveau, une organisation composée d’organisations, comme la CSI ? Ce sont les organisations nationales, les affiliés, qui peuvent toujours décider leur engagement dans l’organisation.

Les liens avec les fédérations globales et les organisations régionales sont le cœur de cette nouvelle approche.

Je crois qu’il est clair que la démocratie, la transparence, le respect et la participation sont les éléments principaux de mon engagement pour la CSI.
En ce qui concerne la participation, il est indispensable que la CSI contribue à renforcer les affiliés, les régionales qui doivent effectivement faire partie de la direction.

J’ai entendu de Sharan qu’elle est d’accord sur cela. Alors pourquoi cela n’a pas été fait pendant les 8 ans de sa direction?

Et le même discours est valable pour les jeunes dirigeants pour la future direction: pourquoi cela n’a pas été fait? Et la pluralité des dirigeants de pays en développement?

Je suis fière en ce sens d’avoir dit à Sharan qu’il n’y a pas de possibilité de partager entre nous les postes de secrétaire générale et présidente. Il n’est pas possible de changer les règles en cours de route, mais surtout parce que – c’est le tour de l’Afrique et parce que le Président est le représentant des affiliés, de tous les affiliés et pas d’une équipe ou de l’autre ou de la secrétaire générale.

La CSI est une organisation jeune qui a douze ans et que nous avons la responsabilité d’améliorer.

Il faudra le faire dans une période, plus compliquée et difficile pour les travailleurs et les travailleuses: le néolibéralisme, la globalisation sans règles, la financiarisation de l’économie, le marché avant tout avec des attaques aux conditions de travail et à la protection sociale. Des attaques aussi aux conditions du monde: le changement climatique est un problème d’aujourd’hui et pas du futur. Le mouvement syndical doit soutenir une transition juste dans la CSI et dans tous les pays.

Les conséquences de ce changement sont évidentes pour le monde du travail, mais en particulier pour les femmes: augmentation du travail précaire, le travail informel et la mise en question du fait qu’un travailleur est un travailleur – peu importe sa nationalité, sa religion, son statut ou sa couleur de peau.

La globalisation a favorisé la libre circulation des marchandises et du travail, mais pas la libre circulations des travailleurs. La croissance des partis de droite, du populisme, des nationalismes sont à la base de la décision de fermer les frontières mais aussi du fait que la migration soit vécue comme un problème pour les travailleurs.

L’idée de pouvoir revenir aux Etats nationaux n’est pas seulement un problème pour l’Europe, mais aussi pour le multilatéralisme et pour les organisations mondiales, le retour à un monde divisé entre les plus riches et les plus pauvres.

La migration n’est pas seulement liée au thème des refugiés qui arrivent en Europe, mais aussi et surtout à la circulation des personnes dans les continents et les syndicats doivent défendre l’accueil et l’hospitalité. L’intégration et l’inclusion doivent être notre choix. Nous devons défendre le droit de migrer, mais aussi de ne pas être forcées à migrer.

Let me thank again the Danish trade unions for hosting the congress and for such a wonderful hospitality. I want to thank in particular the ITUC staff who are working to make this congress successful.

To do all this, we need to empower trade unions, more cooperation among trade unions and all tools to organise workers. We know that the world of work is under attack: our comrades around the world are intimidated, imprisoned or even killed. In this respect, it is very worrying that employers and governments have decided in the ILO to close the case of Guatemala.

This is a clear sign of the aggressive attitude of employers. I had already mentioned the role of the workers’ group in ILO and the need to involve affiliates in the discussion about the crisis of tripartism and the reform of multilateral organizations. They are fundamental instruments to empower national trade unions.

Our aim is for sure protecting the freedom of association and the right of collective bargaining. We live in a world where 8 white men hold the wealth of 3,7 billion people. We are not talking about countries, but enterprises.
It’s multinationals that decide about the future of digitalization, they own the technology.

So, we can’t be against progress, we have to be aware that technology is not neutral, so we need to be prepared to negotiate this technology (the algorithm) that affects workers’ condition, working time, contractual arrangements etc. As for digitalization, we cannot speak of transition, change is happening now. Life and the world of work are changing now, so if we want to defend and qualify work, we need to prepare and improve our capacities to do collective agreements.

At the same time, we cannot accept the privatization of public services by multinationals. Public services are the main tool for social protection, for security and to fight against poverty. For the historical role played by the trade unions, the subject matter now is how to preserve the force of collective bargaining.

A strong collective bargaining system, freedom to organize and the right to industrial action and strike are a pre-condition for trade unions’ growth. We don’t have to be afraid of change, we have to be able to negotiate how this change will happen.

We also need to be aware that new technologies can polarize and farther divide the world of work. We must fight this.

We value the work that global union federations have done in Bangladesh and in other countries, together with national affiliates. The work that has been done together with the ILO in Qatar is significant, now it is necessary to build there a free trade union organization. Everywhere we need to defend freedom of association and apply the ILO Conventions and recommendations.

Modern and old forms of slavery are a serious problem everywhere, including in Europe and in Italy, my country, where we are fighting hard against gangmasters and forced labour.

We are organizing workers, negotiating the national collective agreements and we are proud of having achieved a law against gangmasters that allows us to defend workers. Collective bargaining is a fundamental instrument to empower workers and increase salaries.

We need to increase minimum wages around the world with the participation of trade unions. But all campaigns must be agreed and implemented together with national unions. Defeating in-work poverty, precarious work and promoting transition into formal work must be a priority!

Wages and minimum wages are also a question of gender, we need equal pay for women all around the world. Gender equality is a possible goal, also by improving access to social infrastructure, public services and adequate policies to achieve this. This is why next year we need to adopt an ILO Convention on violence and harassment in the world of work.

I would like to say much more, but as the time is limited, I would like to close with a message to you, affiliates, the heart and richness of this organization: struggle for better working conditions is the best possible engagement for the present and for the future.

It is about changing the world for the better, and about shaping the future, it’s the possibility to strengthen solidarity and getting workers out of fear.

And ITUC itself should be like this, a place where everybody feels free to speak, have a discussion even when we have different ideas. The fact that colleagues were not feeling free to speak and make declarations is something that should never happen again!

A few words about our congress: all organizations have rules, and respect of rules means respect for each other, the only way to preserve unity. And our Constitution is based on the concept of consensus. This is why a vote cannot be repeated, but it is possible to find a consensual solution. On this, I have ideas and I am ready to discuss with AFL-CIO.

ITUC has to grow, but to achieve this and have more affiliates we need free, autonomous and independent trade unions and an organization where women and men are free to say what they think, without any kind of pressure. Workers too often feel alone and isolated, we need to tell them not to be afraid and to be brave!

This is why I am asking for your support, to change and be united in solidarity, in our diversity, to promote freedom and democracy in every corner of the world.

Bueno!

Quiero acabar mi intervenciòn confirmando mi compromiso para una CSI unida, una casa abierta para todas las afiliadas, una organizaciòn de sindicatos libres, democraticos, independientes, una organizaciòn al servicio de los derechos de las trabajadoras y de los trabajadores.

Luchamos unidos!
Reivendicamos la centralidad del trabajo para construir una sociedad mas justa

Viva la Csi!

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