Nous pouvons faire plus pour la paix au Moyen-Orient

La communauté internationale a une grande responsabilité vis-à-vis de le peuple palestinien et le mouvement syndical international doit aller au-delà des déclarations d’intention.

Si nous voulons vraiment contribuer à la construction de la coexistence et du respect mutuel entre les Palestiniens et les Israéliens et à une paix juste et stable, nous devons mettre en place une action de défense des droits politiques, droits de l’homme et droits fondamentaux du travail du peuple palestinien.

Le conflit entre Palestiniens et Israéliens, depuis de nombreuses années, est au cœur de l’instabilité de toute la région du Moyen-Orient.

*Si, avec les accords d’Oslo, nous pensions avoir entrepris la route vers une solution, négociée et acceptée par les deux parties en cause, depuis l’assassinat de Yitzhak Rabin  commis par un extrémiste israélien, nous avons assisté tout d’abord à son ralentissement, puis à l’arrêt progressif de ses propres signataires, déterminant sa congélation.

Cette situation et l’absence de pourparlers directs entre les deux parties ont conduit à l’émergence de la politique “de facto” avec l’occupation continue et constante du territoire palestinien, qui vise à agrandir les colonies illégales et à en construire de nouvelles.

Cela a conduit à l’isolement de la bande de Gaza qui a favorisé la domination et le contrôle du Hamas sur près de deux millions de Palestiniens, pour la plupart des réfugiés, victimes et otages d’une spirale de violence qui se répète depuis plus de dix ans piétinant l’ensemble des droits de l’homme et du droit humanitaire.

Ce qui a provoqué la fragmentation territoriale et la communauté palestinienne, ainsi que la dépendance de l’économie palestinienne vis-à-vis de l’économie israélienne, avec une exploitation profonde et structurelle de la main-d’œuvre palestinienne, des conditions de vie et de travail inacceptables pour la grande majorité des travailleurs et travailleuses.

Enfin et surtout, nous assistons à des provocations et à des contraintes diplomatiques telle que l’initiative de l’administration américaine de déplacer son ambassade à Jérusalem, qui ne fait que produire de nouvelles tensions et une méfiance envers le rôle de la communauté internationale.

En tant que mouvement syndical international, nous devons nous engager à:

  • exiger que les États et les Nations Unies, l’État de Palestine, soient pleinement reconnus, ainsi que le respect du statut spécial de Jérusalem (Résolutions 181 et 252 de l’ONU), première étape de la reprise des négociations de paix entre les peuples, deux parties avec le soutien de toute la communauté internationale;
  • demander la relance de l’initiative prise à l’époque par le système des Nations Unies pour un plan d’investissement favorisant le travail, l’éducation et les services dans les territoires palestiniens, y compris la bande de Gaza et Jérusalem;
  • renforcer le dialogue et la coopération entre les deux communautés, en commençant par le travail, en veillant au respect des droits de l’homme et des droits fondamentaux du travail pour tous les travailleurs, en Palestine comme en Israël;
  • promouvoir un programme de coopération dirigé par la CSI, avec la participation et le soutien de tous les syndicats disponibles, pour le renforcement du mouvement syndical palestinien, à partir de la PGFTU, pour la défense des droits des travailleurs et la coopération entre les syndicats palestiniens et israéliens .

Cela doit être notre engagement la construction d’une paix juste et stable et une coexistence pacifique dans la région du Moyen-Orient.

Susanna Camusso

 

La CGIL, sur la base des principes fondamentaux inscrits dans son propre statut, considère la solidarité entre syndicats comme un facteur décisif pour la paix entre les peuples, en tant que bien suprême de l’humanité, pour l’affirmation des droits et libertés de la personne, pour l’indépendance protection nationale et complète de l’identité culturelle et ethnique de chaque peuple. Pour ces raisons, prouvées par une longue histoire d’engagement et de militantisme en faveur des droits du peuple palestinien et de la solution des “deux États”, nous rejetons catégoriquement les rumeurs diffusées sur les médias sociaux pour de simples spéculations et opportunismes tendant à discréditer notre travail et notre histoire.

 

VIDEO – M.me Mai Alkaila: “Susanna est très respectée en Palestine et nous la considérons comme une promotrice de la cause palestinienne.”
Je tiens à remercier l’Ambassadrice de l’État de Palestine en Italie, M.me Mai Alkaila, d’avoir voulu clarifier mon engagement de longue date et constant en faveur de la cause palestinienne contre toute violation des droits du peuple palestinien. Merci M.me Mai Alkaila, shukran.

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